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110 députés veulent rouvrir les bars et restaurants dès le 15 mai

Durement frappé par le crise du coronavirus, comment sauver le secteur du tourisme ? 110 députés ont remis un dossier de 150 propositions au gouvernement, lundi 27 avril 2020.

Comment sauver le secteur du tourisme durement frappé par la crise du coronavirus ? 110 députés ont remis un dossier de 150 propositions au gouvernement, lundi 27avril 2020.

Intitulé «Stratégie tourisme et moyens», ce rapport est issu de travaux des parlementaires avec les opérateurs et les usagers.

« Entre 8 et 10 % de notre PIB »

« Le tourisme c’est entre 8 et 10 % de notre PIB. C’est énorme ! », rappelle la députée de Sarthe, Pascale Fontenel-Personne, qui copréside le groupe tourisme à l’Assemblée nationale.

Commerces, bases de loisirs, parcs d’attractions, musée… « Le tourisme, tout le monde en vit, presque tout le monde est dedans sans le savoir. Tant que ça marche bien, on ne se rend pas compte à quel point c’est important. »

Un secteur qui « pourrait s’effondrer durablement si on n’a pas un grand plan tourisme ambitieux ».

La réouverture des bars et restaurants

Parmi les propositions, ces 110 députés souhaitent la réouverture des bars, hôtels et restaurants au plus tôt, contrairement à ce qu’a annoncé le gouvernement.

Leur méthode : adapter les mesures « au cas par cas » pour les « établissements recevant du public » (ERP) qui fonctionnent habituellement via des arrêtés municipaux : nombre de places et de clients, distances entre les tables, etc. « Cela voudrait dire reconsidérer avec les élus locaux l’ERP en question ».

Les parlementaires préconisent « des règles nationales claires adaptables par chaque maire ».

Sous réserve de lévolution de la pandémie, ils proposent une réouverture progressive sétalant entre le 15mai et le 15 juin, selon les départements les plus touchés par l’épidémie.

2020 : une année blanche ?

Parmi les autres propositions majeures : « proclamer l’année blanche 2020 pour le secteur touristique ».

Le confinement étant intervenu le 17 mars, en saison « hivernale », avant les vacances de Pâques : « l’hiver n’a pas pu terminer financièrement sa saison et la saison qui démarre à Pâques n’a pas pu commencer », explique Pascale Fontenel-Personne. Ce sont « 30 à 40 % du chiffre d’affaires localement des opérateurs qui va leur échapper. »

Selon l’élue, certains professionnels vont souhaiter « passer leur tour », c’est-à-dire ne pas ouvrir pour limiter les pertes.

Proclamons une année blanche pour certains qui voudraient en bénéficier. Ce qui veut dire geler leur passif pendant un an, et au moment où ils reprennent, l’État le garantit et ils ont 5 ans pour le rembourser, plutôt que de faire un prêt.

Quant à ceux qui souhaitent rouvrir, « ils vont redémarrer avec des frais fixes habituels, alors qu’ils savent qu’avec les barrières sanitaires qu’ils ne vont pouvoir faire que 50 % de leur activité ».

Des chèques vacances pour revitaliser

Pascale Fontenel-Personne avait précédemment travaillé sur un rapport « tourisme pour tous » qui devait être remis au gouvernement en mars dernier. Elle évoquait alors la possibilité de « revitaliser nos territoires à travers le tourisme et à travers les Français qui ne partent pas » : « il y a un Français sur trois qui ne part pas en vacances ».

Chèques vacances, aides aux transports… « Fléchons une aide spécifique aux vacances comme on a connu en 1936 avec les congés payés. »

L’objectif est double : « permettre aux sites d’ouvrir, permettre aux gens d’aller se reposer, se détendre et finalement résoudre ce problème de fracture sociale ».

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