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Amazon menace de suspendre l’activité de ses centres et de «restreindre» son service en France

L’entreprise américaine a été contrainte mardi par la justice française à s’en tenir strictement aux envois de produits essentiels.

Après la décision du tribunal de Nanterre mardi, la réaction d’Amazon. Contrainte par la justice française de réduire l’activité sur ses sites, l’entreprise a assuré ce mercredi qu’elle envisageait de suspendre l’activité de ses centres en France.

L’entreprise compte faire appel de la décision, qui l’oblige à s’en tenir strictement aux envois de produits essentiels. « Cependant, notre interprétation suggère que nous pourrions être contraints de suspendre l’activité de nos centres de distribution en France » et « de restreindre un service qui est devenu essentiel pour les millions de personnes à travers le pays », assure Amazon dans un communiqué.

Mardi, le tribunal de Nanterre avait rejeté la fermeture totale des entrepôts français, demandée par des syndicats, mais avait contraint le géant américain à ne plus livrer que des produits alimentaires, médicaux ou d’hygiène, sous peine d’amende d’un million d’euros par jour de retard et par infraction.

Pour sa défense, l’entreprise évoque la mise en place de mesures de sécurité

Dans plusieurs messages publiés ce mercredi sur Twitter, l’entreprise, qui redit son désaccord avec cette décision de justice, répète que « rien n’est plus important que la sécurité de (ses) collaborateurs », évoquant la mise en place des mesures de sécurité comme la distribution massive sur ses sites de paquets de lingettes désinfectantes, de gel hydro alcoolique, et de masques.

Mardi, la justice a également demandé à Amazon France de conduire une véritable évaluation des risques. Le tribunal judiciaire de Nanterre dit avoir constaté que la société a « de façon évidente méconnu son obligation de sécurité et de prévention de la santé des salariés ».

Amazon, qui employait en février près de 6500 salariés en CDI et 3600 intérimaires dans ses six entrepôts français, assure de son côté avoir « mis en place des contrôles de température et des mesures de distanciation sociale » notamment. Amazon « n’est pas resté les bras croisés » depuis le début de l’épidémie, reconnaissait lui Laurent Degousée, codélégué du syndicat SUD-Commerce à l’origine de la plainte (portée par l’Union syndicale Solidaires). Mais l’entreprise a procédé à « un empilage de mesures sans aucune évaluation ».

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