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Arrêt de travail pour garde d’enfants : les parents dans le flou après le 1er juin, Muriel Pénicaud n’a pas apporté de réponse claire.

Difficile de savoir ce qui se passera le mois prochain. Interrogée sur le sujet ce lundi, Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, n’a pas apporté de réponse claire.

Que se passera-t-il à partir du 2 juin pour les parents qui resteront à la maison pour garder leurs enfants de moins de seize ans? Pourront-ils bénéficier, oui ou non, comme en mai, d’une mise en activité partielle, ce qui devrait leur donner droit de toucher 84 % de leur salaire net habituel?

Interrogée sur le sujet ce lundi sur France info, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a botté en touche. « On verra ça fin mai, il faudra peut-être une attestation scolaire », a-t-elle répondu. Avant d’ajouter : « On pourra aussi poser des jours de congé ou de RTT, il faudra être pragmatique. » Ce qui laisserait donc supposer qu’à cette date, les parents devront remettre leurs enfants à l’école et qu’il n’y aurait alors plus de notion de reprise de l’école sur la base du volontariat. Ceux qui choisiraient malgré tout de garder leurs enfants à la maison perdraient donc toute indemnité.

Un grand flou critiqué par certains syndicats, à l’instar de la troisième centrale syndicale française Force ouvrière (FO) : « La réponse du gouvernement n’est pas claire et cela génère de l’inquiétude, dénonce Yves Veyrier, le secrétaire général de Force ouvrière. Si le gouvernement confirme qu’il cesse de soutenir les parents qui font le choix de rester à la maison, certains vont se retrouver en grande difficulté financière. N’oublions pas que pour l’instant, un grand nombre d’écoles ne devraient rouvrir que de manière partielle, un ou deux jours par semaine », poursuit le leader syndical qui a évoqué le sujet devant le Premier ministre jeudi dernier, sans obtenir de réponse.

Une attestation scolaire pour bénéficier du chômage partiel ?

Mercredi 29 avril, le ministère du Travail s’était déjà exprimé sur le sujet. Il avait annoncé qu’il faudrait distinguer deux phases d’ici les vacances d’été. « Il y aura une première phase de transition de trois semaines entre le 11 mai et le 1er juin, marquée par une reprise progressive de l’école, assure-t-on dans l’entourage de la ministre Muriel Pénicaud. Pendant cette phase-là, pour les parents qui veulent garder leurs enfants, soit parce que l’école n’est pas ouverte, soit parce qu’elle ne peut pas garantir sa capacité d’accueil habituelle […], on ne change rien au régime d’activité partielle. »

En clair, les parents qui bénéficiaient jusque-là d’un arrêt de travail pour garde d’enfants de moins de seize ans ont basculé depuis le vendredi 1er mai au chômage partiel et le resteront jusqu’au 1er juin inclus.

Que se passera-t-il ensuite pour eux dans la deuxième phase? « A partir du 2 juin, si on arrive à stabiliser la situation dans les écoles avec un accueil plus clair et prévisible, il n’y aura plus de raison de ne pas mettre les enfants à l’école », affirme-t-on au ministère du Travail. Donc, à compter de cette date, si les écoles peuvent à nouveau accueillir les enfants, les parents devraient retourner au travail.

Une pétition nationale lancée par la FCPE

« S’ils veulent continuer à bénéficier de l’activité partielle, il sera alors demandé aux parents une attestation de l’école disant qu’elle ne peut pas accueillir les enfants et qui justifie que les parents restent à la maison », avait précisé le ministère. Seulement voilà. De plus en plus de maires font valoir leur inquiétude quant à la reprise des cours le 11 mai, dénonçant un « calendrier trop serré », un délai « irréalisable » et demandant le report de la rentrée des classes lundi prochain. La nécessité de présenter une attestation à compter de début juin s’avère elle aussi hypothétique, au regard de la réponse de Muriel Pénicaud.

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