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Besançon : l’homme aux plus de 30 chats va pouvoir les garder

La SPA de Besançon, qui avait reçu plusieurs signalements, avait décrit des animaux amaigris et maltraités. Une description éloignée de celle des vétérinaires.

Depuis plus d’une semaine, le sort des félins était entre les mains des services vétérinaires. Le 29 juillets, la SPA de Besançon (Doubs) s’était rendue, avec la police, au domicile d’un septuagénaire qui vivait entouré de dizaines de chats et de tonnes de détritus, qu’elle soupçonnait de souffrir du syndrome de Noé, celui de l’accumulation déraisonnée d’animaux.

Dans la maison de cet homme, dépeinte comme insalubre, les policiers avaient également retrouvé une trentaine de cadavres d’animaux congelés et détecté la présence d’une nonagénaire décrite par Le Républicain Lorrain comme « confuse », qui, souffrant de problèmes de santé, avait été hospitalisée en urgence.

Alors que la SPA était persuadée depuis le 29 juillet que les animaux, qu’elle décrivait comme en mauvaise santé et souffrant de sous-alimentation, allaient être retirés au septuagénaire, les services vétérinaires ont pris la décision de les conserver au domicile de cet homme, en estimant qu’il leur fournissait les soins appropriés et ne les maltraitait pas, relate ce vendredi France Bleu. Ils se sont rendus jeudi chez le retraité, en présence de deux bénévoles de l’association et d’une assistante sociale. Si, lors de leur première visite fin juillet, il avait été impossible aux bénévoles de recenser tous les chats vivant sur la propriété, ils ont pu, cette fois, en dénombrer 39.

« On abandonne les chats, on les laisse crever ! »

Auprès de France 3, les autorités sanitaires ont rappelé que le fait de garder les cadavres chez soi est, certes une pratique troublante, mais « pas une infraction ». « La vraie difficulté, c’est la gestion de la densité » des chats vivant à l’extérieur, a-t-elle souligné. Le propriétaire d’un animal n’a aucune obligation légale de le vacciner et de le stériliser. Toutefois, dans leur rapport, les services vétérinaires ont préconisé que l’homme soit visé par « une mise en demeure de stériliser les chats sous un mois et de les identifier sous six mois », selon France Bleu. « On abandonne les chats, on les laisse crever! », s’est insurgée auprès de la radio la présidente de la SPA de Besançon, avisée de la situation depuis plus de deux ans, qui envisage un recours en justice. « Qu’on me laisse vivre ma passion jusqu’à la fin de mes jours », a de son côté réagi le propriétaire des chats au micro de France 3.

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