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Ce que l’on sait de la disparition et de la mort de Victorine Dartois

Ce lundi, le corps sans vie de Victorine Dartois, une jeune femme de 18 ans, a été retrouvé dans un ruisseau à Villefontaine (Isère) deux jours après sa disparition. Que sait-on après les premiers éléments de l’enquête ?

La triste nouvelle a été annoncée lundi 28 septembre en fin de journée. Depuis samedi soir, plus personne n’avait de nouvelles de Victorine Dartois, une jeune femme de 18 ans. Deux jours plus tard, grâce à l’important dispositif de recherche mis en place, son corps sans vie a été retrouvé “immergé dans un ruisseau”, dans un endroit “difficilement accessible” à Villefontaine (Isère). Du dernier signe de vie de Victorine aux premiers éléments de l’enquête, Yahoo Actualités fait le point sur l’avancée de l’enquête.

La disparition

Samedi, en fin d’après-midi, la jeune femme tout juste majeure part faire des courses à Villefontaine. Sur le chemin du retour elle appelle sa sœur aux alentours de 19 heures pour lui signaler qu’elle a loupé le bus pour rentrer chez elle et qu’elle rentre donc à pied. “Elle en avait à peine pour un quart d’heure. Elle a l’habitude de ce chemin”, a déclaré Sylvie Dartois, sa mère, au Parisien. Mais à partir de ce moment, Victorine ne donnera plus aucun signe de vie.

Aux alentours de 21h30 la famille donne l’alerte aux autorités et sa sœur aînée partage un message sur les réseaux sociaux avec une description de sa petite sœur, tout en indiquant qu’il “ne s’agit pas d’une fugue, ce n’est absolument pas son genre”. “Il n’y avait pas de malaise, elle n’avait pas eu de problème dans sa journée. Ça ne ressemble pas à une fugue”, a par la suite confirmé la procureure Audrey Quey. Une enquête pour “disparition inquiétante” est alors ouverte.

De gros moyens de recherches mis en place

La disparition a rapidement été prise très au sérieux et d’importants moyens de recherche ont été mis en place dès le dimanche. Un hélicoptère, une brigade cynophile, des plongeurs et techniciens d’investigation subaquatique, 130 militaires et 80 enquêteurs de la section criminelle de Grenoble ont été déployés pour chercher Victorine. En parallèle, une battue qui a ramené environ 350 volontaires a été organisée par la famille. Des investigations techniques sont également menées sur la téléphonie et les bandes de vidéosurveillance depuis dimanche, tandis que les enquêteurs procèdent à des auditions.

Ce n’est que lundi matin que les recherches ont permis d’aboutir à des premiers éléments de réponse. Un chien spécialisé a dans un premier temps retrouvé les chaussures et le sac à main de la jeune fille avant de mener son maître-chien vers un corps inanimé qui se trouvait dans l’étang Saint-Bonnet, non-loin du lieu de la disparition.

“Tout laisse à penser qu’il ne s’agit pas d’un accident”

Plusieurs heures après la macabre découverte, la procureure annonce qu’il s’agit bien du corps de Victorine Dartois, mais indique qu’il est encore trop tôt pour déterminer la date et la cause du décès. En effet, le médecin légiste n’a pas pu identifier les causes du décès sur le corps immergé, mais “tout laisse à penser qu’il ne s’agit pas d’un accident”, selon Audrey Quey, mais une autopsie aura lieu ce mercredi.

D’abord ouverte pour “disparition inquiétante”, l’enquête a désormais évolué vers les chefs d’“enlèvement, séquestration et homicide volontaire”. Un appel a témoin a été lancé par les autorités. Toutes les personnes disposant d’éléments pouvant faire avancer l’enquête doivent composer le numéro vert suivant : 0 800 200 142.

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