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Chevaux mutilés dans l’Yonne : un homme placé en garde à vue

Selon nos informations, un homme de 50 ans a été interpellé ce lundi matin dans le Haut-Rhin. Il est suspecté de la mutilation de deux poneys dans l’Yonne à la fin du mois d’août.

C’est une avancée majeure dans un dossier extrêmement sensible et qui mobilise des dizaines d’enquêteurs depuis le début de l’été. Selon nos informations, un homme est actuellement en garde à vue dans le Haut-Rhin, suspecté d’être l’auteur d’attaques de chevaux dans l’Yonne dans la nuit du 24 au 25 août dernier. Il a été interpellé ce lundi matin par les gendarmes de la section de recherches de Dijon (Côte-d’Or), a confirmé le parquet de Sens en début d’après-midi, ce lundi. Des perquisitions sont en cours sur la vaste propriété de cet homme de 50 ans.

Dans la nuit du 24 au 25 août dernier, Nicolas Damejean, le président du refuge Le Ranch de l’Espoir, située à Villefranche-Saint-Phal (Yonne), avait été agressé à la serpette par un homme qu’il avait découvert sur sa propriété. L’agresseur ainsi qu’un autre homme, selon la victime, avaient alors pris la fuite. Dans la foulée, le président de ce refuge qui accueille des dizaines d’équidés avait découvert deux poneys lacérés à l’arme blanche. Un des animaux était coupé sur près de 50 cm, le second sur une grosse vingtaine de centimètres. Nicolas Damejean avait lui-même dû être hospitalisé, souffrant d’une incapacité totale de travail de quatre jours.

Il avait néanmoins pu dresser un portrait-robot de l’un de ses agresseurs qui avait été diffusé par la gendarmerie. A ce stade, difficile en revanche de savoir si l’homme interpellé ce lundi matin est bien le suspect décrit par Nicolas Damejean. « C’est un homme sur qui des soupçons se portaient depuis un bon moment, souligne une source proche de l’enquête. Il convient surtout de lever les doutes sur son éventuelle implication. »

Étranger au monde équestre, le quinquagénaire, déjà connu de la justice pour des affaires de stupéfiants, sera entendu durant l’après-midi par les enquêteurs de la gendarmerie. « On doit confirmer son implication dans cette affaire, et vérifier qu’il n’est pas concerné par d’autres agressions sur des animaux », souligne le parquet de Sens.

Depuis le début de l’été, au moins une trentaine d’attaques de chevaux ont eu lieu un peu partout en France. Au début de l’été, les oreilles des animaux étaient régulièrement coupées, mais depuis quelques semaines, la violence des agresseurs a été crescendo. Ces dernières semaines, des animaux ont ainsi été découverts énucléés ou mutilés au niveau des organes génitaux. Afin de lutter contre le phénomène, la gendarmerie a créé une cellule d’enquête dédiée.

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