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Les chefs d'établissement assurent que la priorité n'est pas la punition, mais l'éducation.

Collèges: des sanctions pour les élèves qui ne respectent pas les règles sanitaires?

Si ces dispositions existent bel et bien, les chefs d’établissement assurent que la priorité n’est pas la punition, mais l’éducation. 

Une semaine après les écoles primaires, ce lundi marque la rentrée dans les collèges de France, du moins ceux situés dans les régions classées vertes par les autorités sanitaires. Un retour dans les salles de classe qui pose de nombreuses questions, et qui a surtout demandé aux chefs d’établissements une organisation inédite.

Dans le protocole sanitaire mis en ligne par le ministère de l’Éducation nationale, il est notamment prévu un fléchage dans les bâtiments, afin que les 185.000 élèves concernés se croisent le moins possible, mais surtout, le port du masque obligatoire pour tous.

« Pas la priorité »

Audrey Chanonat, membre de l’exécutif national du SNPDEN (syndicat des chefs d’établissement) et chef d’établissement d’un collège à La Rochelle, a même souligné, ce lundi, que des « évictions temporaires » pouvaient être envisagées « si les gestes n’étaient pas respectés volontairement. »

Audrey Chanonat a tenu à préciser son propos, assurant tout d’abord que « ce n’était pas la priorité » et que le principal restait « l’éducatif » afin que les élèves de cette « nouvelle école » acquièrent ces gestes essentiels, dont le port du masque.

Pour autant, Audrey Chanonat a également confirmé que des « mesures conservatoires » pouvaient bien être prises à l’encontre des plus récalcitrants. 

« Nous avons ce qui s’appelle une échelle des sanctions officielles. C’est dans notre règlement intérieur et cela a été voté par notre conseil d’administration pour que cela soit ajouté dans le protocole national, c’est la loi », assure-t-elle. 

« Pas indiqué » 

Toutefois, elle souligne qu’il s’agit « d’une phrase sur quarante » et qu’elle espère « n’avoir jamais à l’utiliser ». « On l’a écrite pour se protéger, mais notre priorité reste l’éducatif », martèle Audrey Chanonat.

Le ministère de l’Éducation nationale n’a pas souhaité s’étendre sur le sujet, soulignant qu’ils « n’avaient pas à commenter les déclarations d’un syndicat. »

« Ce n’est pas dans le protocole sanitaire, et je ne pense pas que ce soit indiqué », conclut-on du côté de la rue de Grenelle. 

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