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Confinement : «Je ne suis pas sortie de chez moi depuis le 15 mars»

Nelly, une Parisienne, a fait le choix de ne pas se rendre dehors le temps du confinement. Un choix très réfléchi pour cette bonne vivante.

Depuis cinq semaines, Nelly, est comme tout le monde : confinée. A une différence près : pétrifiée par le coronavirus, cette enseignante quadragénaire a pris la décision radicale de ne jamais sortir dans la rue. Très loin d’être hypocondriaque, cette mère de famille respecte ainsi le confinement à l’extrême dans son appartement parisien. Par choix, plus que par contrainte.

« Je ne suis pas forcément fragile mais je suis asthmatique donc si je tombe malade, j’ai peur de complications et de finir sous respirateur », confie cette enseignante en classes préparatoires. « La maladie ne passerait certainement pas sur moi sans que je ne m’en aperçoive. Ma grande peur au début de l’épidémie était de devoir aller à l’hôpital et que je ne puisse pas bénéficier d’appareil en cas de saturation des établissements », explique-t-elle sereinement.

Par Ronan TésorièreLe 22 avril 2020 à 16h02, modifié le 22 avril 2020 à 16h14

Depuis cinq semaines, Nelly, est comme tout le monde : confinée. A une différence près : pétrifiée par le coronavirus, cette enseignante quadragénaire a pris la décision radicale de ne jamais sortir dans la rue. Très loin d’être hypocondriaque, cette mère de famille respecte ainsi le confinement à l’extrême dans son appartement parisien. Par choix, plus que par contrainte.

« Je ne suis pas forcément fragile mais je suis asthmatique donc si je tombe malade, j’ai peur de complications et de finir sous respirateur », confie cette enseignante en classes préparatoires. « La maladie ne passerait certainement pas sur moi sans que je ne m’en aperçoive. Ma grande peur au début de l’épidémie était de devoir aller à l’hôpital et que je ne puisse pas bénéficier d’appareil en cas de saturation des établissements », explique-t-elle sereinement.

« J’ai pris les devants »

Nelly, n’a pas attendu la décision gouvernementale pour se « calfeutrer » chez elle. L’épidémie qui a d’abord ravagé l’Italie a été plus qu’un signal d’alarme pour elle. La contamination de son cousin, qui a passé trois semaines sous respirateur dans la région de Bergame, l’a marquée, raconte cette maman qui fait la classe à son fils en plus de ses cours à distance. Dès le début du mois de mars, « je n’attendais qu’une chose, c’est qu’on ferme les écoles », explique-t-elle. « Les derniers jours au travail ont été un cauchemar, avant le confinement, autant pour moi que pour mon fils de 5 ans, au regard de ce qu’on savait de la propagation du virus », se souvient l’agrégée d’espagnol. « Je travaille dans un très gros lycée avec plus de 4000 élèves, que j’estimais être un énorme foyer de contagion possible. À ce moment-là j’ai arrêté de prendre la ligne 13 pour le RER C, où il y avait moins de monde le matin », précise encore cette habituée des transports en commun.

La semaine précédant le confinement, Nelly prend la décision de se confiner. « Je me souviens être allée faire un tour de quartier le dimanche 15 mars mais j’avais conscience que ce serait ma dernière sortie. J’avais aussi anticipé pour faire des réserves de nourriture », enchaîne-t-elle. Deux jours après, le confinement deviendra la règle en France.

Frustration alimentaire

Au quotidien, la quadragénaire et sa famille ont rapidement mis en place une routine, tant pour la classe à la maison que les activités ludiques avec son fils de cinq ans. Car sa petite tête blonde aussi ne sort jamais dans la rue et son compagnon n’a dû sortir que pour raisons médicales. « Je ne sors de mon appartement que tous les trois jours pour aller dans la cour de l’immeuble, effectuer quelques exercices physiques avec mon fils, j’en profite pour relever le courrier. Je jette un petit coup d’œil dehors à cette occasion mais en restant bien sur le palier. Et il y a encore beaucoup trop d’activité ! », ironise cette confinée de l’extrême qui ne touche jamais la rampe de l’escalier.

La semaine précédant le confinement, Nelly prend la décision de se confiner. « Je me souviens être allée faire un tour de quartier le dimanche 15 mars mais j’avais conscience que ce serait ma dernière sortie. J’avais aussi anticipé pour faire des réserves de nourriture », enchaîne-t-elle. Deux jours après, le confinement deviendra la règle en France.

« J’espère pouvoir me mettre au vert cet été »

Les jours de confinement défilent et la lassitude n’atteint pas cette sportive. « Je le vis bien. J’ai pleinement conscience de vivre dans de bonnes conditions matérielles même si je ne vis pas dans un palace (un appartement de 68 m2 sans balcon, à trois avec son compagnon et son fils). J’ai eu un petit moment de moins bien au bout de 15 jours. Mais il est vite passé. Maintenant je me lève, j’ai mon programme fixe, et je ne me pose plus de questions », confie cette blonde pétillante pas casanière d’ordinaire. Adepte de randonnée et de marche sportive, elle pratique aussi le yoga, et adore assister à des concerts ou des spectacles de danse. Pour les apéros, qu’elle apprécie en bonne vivante qu’elle est, Nelly fait comme tout le monde, et utilise les moyens numériques et vidéo.

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