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Coronavirus : C’est quoi Messenger Rooms, le nouveau service de Facebook ?

Messenger Rooms est le nouveau service de visioconférence de Facebook. Les appels vidéos pourront accueillir jusqu’à 50 personnes, et durer aussi longtemps que souhaité.

Facebook répond à la concurrence. Avec le confinement, les visioconférences se sont multipliées dans le monde du travail mais aussi chez les particuliers. Pour contrer l’expansion de Zoom ou de Teams, logiciels de visio qui ont conquis des millions d’utilisateurs confinés, Facebook a lancé ce vendredi Messenger Rooms. L’idée est de pouvoir « faire un saut » chez quelqu’un, a expliqué Mark Zuckerberg, le patron du réseau social planétaire, à l’AFP.

« C’est conçu pour être spontané. Je peux juste garder une fenêtre ouverte et des personnes que je n’aurais peut-être pas pris la peine d’appeler peuvent faire un saut par là », a-t-il détaillé. « Je crois que c’est ce qui nous manque en ce moment ».

Création de « pièces » virtuelles pour accueillir ses invités

Les appels vidéo pourront accueillir jusqu’à 50 personnes, et durer aussi longtemps que souhaité. Les participants n’auront pas besoin de disposer d’un compte Facebook. S’ils n’ont pas l’application, le lien envoyé par un ami ouvrira une page sur leur navigateur Internet.

Contrairement aux plateformes originellement prévues pour des réunions professionnelles, comme Zoom ou Teams (Microsoft), Messenger Rooms se veut un espace de socialisation convivial, pour des anniversaires, des apéros, des clubs de lecture, des groupes de parents… Les utilisateurs de la plateforme pourront créer des « pièces » virtuelles, indiquer le type d’activité et envoyer des invitations.

« Je peux être installé dans mon canapé pendant le week-end et décider d’inviter mes amis dans la « pièce où-on-traîne-sur-son-canapé » », a précisé Mark Zuckerberg. La nouvelle interface comportera des effets de réalité augmentée (oreilles de lapin ou d’alien, etc.), ainsi que des arrière-plans, comme sur Zoom, pour donner la fausse impression qu’on se trouve à la plage, par exemple.

Pas de Zoombombing possible sur Messenger Rooms

Le confinement et le succès de Zoom ont donné un coup de fouet aux géants des technologies qui proposaient déjà des services similaires d’appels vidéo, professionnels ou personnels, comme Teams (Microsoft), Hangout et Meet (Google) ou Facebook (Messenger, WhatsApp et aussi les video en direct sur Instagram).

Ces dernières semaines, Zoom a été très largement adopté au-delà des entreprises. Les familles confinées s’en servent pour prendre des cours, échanger avec leurs collègues, socialiser… Les captures d’écran de « mosaïques », montrant les trombines de tous les participants à un appel, ont inondé les réseaux sociaux. La plateforme a dépassé les 200 millions de participants à des réunions quotidiennes en mars, contre 10 millions en décembre dernier.

Mais elle enchaîne aussi les problèmes de sécurité, des intrusions intempestives dans les cours scolaires ou réunions d’entreprises (baptisées «Zoombombing»), aux fuites de données. Facebook a indiqué avoir construit des défenses solides contre ce genre de risques. « Il y a des outils pour expulser les gens facilement. On peut verrouiller la pièce ou la fermer si ça tourne mal », a indiqué Mark Zuckerberg.

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