Accueil / Coronavirus / Coronavirus : « Je me suis trompé », Michel Cymes s’explique après l’affaire de la « grippette ». (Vidéo)

Coronavirus : « Je me suis trompé », Michel Cymes s’explique après l’affaire de la « grippette ». (Vidéo)

Invité de Yann Barthès sur le plateau de Quotidien ce lundi 16 novembre, Michel Cymès est revenu sur une « période désagréable » de sa vie, cause de son récent retrait médiatique.

Le médecin et présentateur sur France TV est revenu sur ses propos concernant le Covid-19 qu’il avait tenu au printemps dernier. À l’époque, Michel Cymes avait déclaré : « Ça n’est pas une grippette, ce n’est pas un rhume. C’est une forme de grippe qui est un peu plus cognée que le grippe. Mais ça reste une maladie virale comme on en a tous les ans ».

Le terme « grippette » pour qualifier le Covid-19 lui avait alors été largement associé. Invité sur Quotidien ce lundi 16 novembre, Michel Cymès a tenu à se défaire de ces déclarations qui le poursuivent et qui l’ont poussé à se retirer de la scène médiatique un moment.

« Je me suis trompé »

« Quand je revois et que j’entends ce que j’ai dit, manifestement, je n’étais pas prophète. Je n’ai pas fait une belle prophétie et je me suis trompé comme beaucoup de gens se sont trompés. Parce qu’effectivement, on a mis la France en quarantaine, effectivement on a eu le confinement » a déclaré Michel Cymes

« Aujourd’hui, le problème, c’est que la parole médicale – et c’est pour ça que je me suis mis un peu au vert pendant un moment – est devenue inaudible. Elle a été remplacée par une parole politique, par une parole d’experts qui n’en sont pas. Il y a un brouhaha aujourd’hui autour du Covid qui fait qu’on ne comprend malheureusement plus rien. C’est pour ça qu’à un moment, je me suis dit, ça ne sert à rien de parler. »

Une « période désagréable » pour le médecin

Revenant sur le terme « grippette » Michel Cymes a avoué que « ce n’est pas un moment agréable quand on vous fait croire que vous avez parlé de ‘grippette’ alors que c’est faux« .

« Il n’y a rien de plus terrible en médecine que de ne pas pouvoir rassurer les gens », a-t-il poursuivi. « Ça fait trente ans que je passe mon temps à rassurer les gens sur la médecine et là je dis des trucs qui s’avèrent faux, parce que je reçois des informations qui ne sont pas justes non plus. » 

« C’était une période désagréable professionnellement parce que je ne savais pas trop comment rassurer les gens et cette histoire de bashing autour de la « grippette », […] il y a un moment où vous prenez du recul, […] les réseaux sociaux, très franchement, il y a un moment où il faut relativiser. »

Dénonçant « l’expression de gens qui écrivent sur les réseaux et non pas l’expression de la population française » le professionnel de santé avait alors opté pour la stratégie du silence. Il revient visiblement aujourd’hui prodiguer son expertise médicale avec une plus grande sérénité.

A voir aussi

Coronavirus : ce dimanche 174 morts et 11.022 nouveaux cas confirmés en France

La France a franchi, ce dimanche, la barre des 55.000 décès depuis le début de …

Laisser un commentaire