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Coronavirus: la SPA affirme que les abandons d’animaux sont stables, mais qu’il n’y a pas d’adoptions.

« On s’attendait à une situation cataclysmique mais elle n’a pas eu lieu. On est stable sur le nombre d’abandons des entrées de fourrières », a confié le patron de la SPA.

Après onze jours de confinement, la SPA qui a fermé au public ses refuges, en conformité au plan d’action Covid-19 du gouvernement, enregistre une stabilité des abandons. Elle constate néanmoins qu’il n’y a pas d’adoptions d’animaux en cette période.

« On s’attendait à une situation cataclysmique mais elle n’a pas eu lieu. On est stable sur le nombre d’abandons des entrées de fourrières », a confié ce vendredi Jacques-Charles Fombonne, le président de la SPA. 

« La difficulté, c’est que l’on continue de recevoir des chiens et des chats des fourrières, principale source d’arrivée d’animaux, mais comme on n’a pas d’adoptions nos refuges se remplissent », déplore-t-il.

« On a pris 1300 animaux supplémentaires »

« Comme on est sur une moyenne d’habitude de 3400 adoptions par mois, ça veut dire qu’en dix jours on a pris 1300 animaux supplémentaires et on arrive quasiment à bloc, les gens n’ayant pas la possibilité de venir adopter dans nos refuges », explique Jacques-Charles Fombonne.

Pour désengorger ses refuges, « dès lundi on va prendre contact avec les autorités préfectorales pour solliciter une dérogation afin que les gens puissent venir adopter nos animaux après les avoir choisis sur photo, sur notre site Internet », annonce-t-il.

« Le candidat à l’adoption obtiendra un rendez-vous et on veillerait à ce qu’il ne croise personne. On lui présenterait l’animal à distance et s’il est d’accord, il partirait avec l’animal », explique le président de la SPA.

« On est déjà à saturation »

Par ailleurs, la SPA mettra en ligne sur son site une application pour permettre aux gens seuls qui partent à l’hôpital de trouver une solution de garde pour leur animal ainsi que des familles d’accueil pour placer certains de leurs pensionnaires pour faire de la place aux nouveaux arrivants. 

« Quand on prend un animal on en sauve deux : celui qui part à l’adoption ou en famille d’accueil et celui qui arrivera de la fourrière », commente Jacques-Charles Fombonne.

« On est déjà à saturation, on va pouvoir, si les préfets nous accordent cette autorisation, faire quelques adoptions, sinon la situation va être difficile à assurer dans la durée! », s’inquiète-t-il.

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