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Coronavirus : Montpellier « On se croirait en guerre », c’est la ruée vers les supermarchés. (Vidéos)

Depuis le début de l’épidémie du coronavirus, la peur d’une pénurie se fait sentir. Les mesures annoncées par le président de la République ont ajouté à l’angoisse des consommateurs. Montpellier et sa région n’échappent pas au phénomène des rayons vides et de « la peur du manquer ».

Ce qu’il faut savoir

  • Jeudi soir, Emmanuel Macron a annoncé diverses mesures au sujet du coronavirus. Parmi elles, la fermeture de toutes les écoles et des incitations au télétravail.
  • Les supermarchés voient défiler les consommateurs, qui craignent une pénurie de denrées alimentaires et de ne pouvoir sortir pour faire leurs courses.
  • Mais les professionnels se veulent rassurants quant aux stocks dont ils disposent. Ils insistent sur le fait que si des rayons sont vides, ils seront très vite remplis.

Les volumes ont été « doublés »

Les mesures drastiques prises en Italie depuis le 31 janvier ont déclenché la première ruée vers les supermarchés. « L’annonce de Macron jeudi soir, n’a pas créé un nouveau choc, mais l’afflux de clients se maintient, analyse Charles Lebrec, directeur du magasin U de la Pompignane. Nous travaillons la nuit pour remplir les réserves, et le jour pour la mise en rayon. Les volumes ont été doublés. »

Un stock de savonnettes ne tient pas plus d’une matinée, « les équipes sont épuisées, nous embauchons des intérimaires pour faire face ». Chez U, comme ailleurs, on travaille en flux tendu, et le chiffre d’affaires se porte bien ! « Les produits les plus vendus concernent l’hygiène, notamment les protections féminines. Certains achètent les savons par dizaines, c’est à se demander si un commerce parallèle ne se met pas en place », annonce le directeur stupéfait. « On se croirait en guerre ! Je n’ai jamais vu ça ! » Il n’est pas rare non plus que l’on reparte avec quinze baguettes, ce qui impacte les autres rayons : conserves, farine, sucre, pâtes, surgelés font un malheur, en bio ou non, « tout est bon ».

Les lingettes se font déjà rares

Si l’approvisionnement se poursuit, bien malin celui qui peut dire quand il commencera à présenter des signes de faiblesse. S’il y a pénurie de gel hydroalcoolique, les lingettes se font déjà rares. Et avec l’arrêt des cantines dès lundi, les repas à la maison vont se multiplier, au point qu’un « rationnement  » sera peut-être envisagé à court terme, surtout s’il est question de confinement. Côté drive auto et piéton, « le panier moyen a doublé, il est aujourd’hui de 85 € ».

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