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Covid-19 : tuer des animaux d’un zoo pour en nourrir d’autres ? Retour sur une polémique mondiale

Un zoo allemand, en proie à d’importantes difficultés financières à cause du confinement, a évoqué cette possibilité, avant de recevoir des dons du monde entier.

Un zoo allemand est au cœur d’une polémique mondiale après les propos de sa directrice. Le Tierpark Neumünster, un parc zoologique situé au nord d’Hambourg, en Allemagne, à 100 km de la frontière danoise, a évoqué la possibilité de tuer des animaux pour en nourrir d’autres

La polémique a démarré mercredi 15 avril 2020 quand la directrice du site, Verena Kaspari, a été interrogée par l’agence de presse allemande DPA sur les difficultés que traversent le parc zoologique en cette période de confinement. Comme la France, l’Allemagne est aussi confrontée à l’arrêt de son économie.

Pourtant, selon nos informations, le zoo va pouvoir rouvrir ses portes dès lundi 20 avril après avoir reçu des dons du monde entier, le tout sans avoir tué d’animaux pour en nourrir d’autres. Retour sur cette histoire.

« C’est vraiment dans le pire des cas »

Parmi les options pour tenir et faire face à l’absence de fonds, l’une d’elles faisait froid dans le dos. Selon Verena Kaspari, afin de préserver certaines espèces, il était envisageable de leur donner à manger d’autres animaux gardés dans le zoo.

« Si, et c’est vraiment dans le pire des cas, nous n’avons plus assez d’argent pour acheter de la nourriture, ou si notre fournisseur ne peut plus nous en fournir, alors nous devrions euthanasier certains animaux pour en nourrir d’autres », expliquait-elle au journal allemand Die Welt.

Ces propos ont été confirmés par un porte-parole du zoo au New York Times. La responsable a également déclaré au journal que l’ours polaire, Vitus, assis au sommet de la chaîne alimentaire, serait épargné.

Verena Kaspari a expliqué dans ces interviews que les espèces menacées ne seraient pas tuées, mais que les chèvres et les cerfs, par exemple, seraient les premiers sur la liste d’abattage.

« Nous n’avons pas tué d’animaux »

Interrogé, un porte-parole du zoo reconnaît que « nous aurions pu en arriver là si nous n’avions pas eu assez d’argent pour de la nourriture ». Une possibilité immédiatement écartée : « Nous n’allons pas tuer d’animaux car nous avons reçu suffisamment de dons ». Ceux-ci viennent d’Allemagne et même du Japon, assure-t-il. 

Selon le porte-parole, « lundi, nous pourrons rouvrir ». Il conclut : « Tout va bien. Nous n’avons pas tué d’animaux », insiste-t-il face à la polémique mondiale qui s’est diffusée dans la presse internationale et sur les réseaux sociaux. 

D’autres options sont envisagées en plus des dons, comme la vente d’animaux, a aussi assuré Verena Kaspari à la presse allemande. « Avant cela, vous pouvez bien sûr aussi essayer de vendre des animaux à d’autres sociétés. Mais ce n’est pas si facile avec toutes les espèces », a-t-elle précisé à DPA

Polémique mondiale et pétition

L’Association allemande des jardins zoologiques, dont le zoo de Neumünster est membre, a précisé sur Twitter qu’elle ne soutenait pas l’idée d’abattre des animaux

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