Accueil / Coronavirus / Covid-19 : « Un papier pour faire pisser le chien ? C’est un gag ! » des contrôles un peu partout

Covid-19 : « Un papier pour faire pisser le chien ? C’est un gag ! » des contrôles un peu partout

  • Désormais, les déplacements des Français sont réglementés, et font l’objet de contrôle de la part des forces de l’ordre.
  • A Cassis, les gendarmes, qui se voulaient pédagogues, font face à une population tantôt compréhensive, tantôt interloquée.
  • Les forces de l’ordre elles-mêmes ont des questions pour l’heure sans réponse Désormais, les déplacements des Français sont réglementés, et font l’objet de contrôle de la part des forces de l’ordre.
  • A Cassis, les gendarmes, qui se voulaient pédagogues, font face à une population tantôt compréhensive, tantôt interloquée.
  • Les forces de l’ordre elles-mêmes ont des questions pour l’heure sans réponse

Depuis ce mardi, les déplacements de l’ensemble des Français sont strictement limités, et chacun doit désormais avoir sur lui la fameuse déclaration sur l’honneur pour justifier son trajet auprès des policiers, détaillant la nature de son déplacement. Policiers et gendarmes patrouillent désormais dans les rues, à l’image du major François Raffin et du capitaine Jean-Noël Hinsinger, à l’affût du moindre signe de vie dans Cassis.

« Je trouve que ça va un peu loin »

« Il faut un papier pour faire pisser le chien maintenant ? » Du haut de ses 72 ans, Christian n’en croit pas ses oreilles. « Ah, ça, c’est le gag ! Je trouve que ça va un peu loin… Heureusement je n’ai pas vécu la guerre ! »

« C’est pour votre bien », tente le capitaine Hinsinger, qui lui rappelle l’amende allant jusqu’à 135 € que le septuagénaire encourt s’il se fait de nouveau contrôler… Les gendarmes ont eu pour consigne en ce début de semaine de parcourir les rues non pas dans le but de verbaliser, mais, ils l’assurent, à des fins « pédagogiques » dans un premier temps, afin que chacun soit informé.

« Vous croyez que je vais tapoter sur un clavier ? »

Une nécessité parfois auprès de certains Cassidains, qui ne cachent pas une certaine réticence. « On a contrôlé quatre jeunes qui jouaient au paddle dans un club désormais fermé », s’agace Dominique, policier municipal. « Je suis d’accord avec cette mesure, même, si, en même temps, ça m’emmerde un peu, explique sur le port de Cassis Ginette. Ça nous prive de notre liberté, quand même… »

La vieille dame n’a pas de papier sur elle. Et pour cause : elle n’a ni ordinateur ni Internet. « A 88 ans, vous croyez que je vais tapoter sur un clavier ? », lance-t-elle. « Vous n’avez pas de la famille qui peut vous imprimer ce document ? Il faudrait leur demander », suggère le major.

« Un bref déplacement »

Les gendarmes semblent être aussi une des rares sources d’information des Cassidains un peu perdus face aux consignes assez floues du gouvernement. « Est-ce qu’on pourra toujours voir le coucher de soleil ? », lance ainsi une dame. « On vous autorise juste à un bref déplacement à proximité de votre domicile », rappelle le capitaine…

Une notion qui pose des difficultés, y compris pour les forces de l’ordre, qui ont la libre appréciation de sa définition. « J’ai contrôlé tout à l’heure à Cassis un cycliste qui venait d’Aubagne, je lui ai dit qu’il n’était pas en règle, car il n’était pas près de sa commune », affirme le capitaine. Les gendarmes laissent toutefois le champ libre à un couple de personnes âgées qui partent randonner à Cassis, pour un parcours de 6 km.

A voir aussi

Coronavirus en France : 396 décès à l’hôpital et 12459 contaminations en 24 heures

Quelque 3871 patients sont encore hospitalisés dans les services de réanimation. Par Le ParisienLe 27 novembre 2020 …

Laisser un commentaire