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Déplacements, lycées, restaurants… Edouard Philippe lève le voile sur l’acte 2 du déconfinement

Les derniers arbitrages étaient toujours en cours mercredi soir. « On va aller vers plus de libertés », dit-on dans l’entourage du Premier ministre, qui devrait annoncer jeudi de nouveaux assouplissements des contraintes sanitaires.

Un ministre le dit tout de go, « c’est une grande étape » qui doit être franchie, ce jeudi 28 mai. Si, à l’Elysée, on observe plus de tempérance − « Notre état d’esprit demeure toujours celui de la prudence, de la vigilance, de la progressivité », rappelle-t-on en préambule –, il est admis que l’« on va vers un nouvel assouplissement dans le déconfinement ». A Matignon aussi, on reconnaît qu’il n’est pas prévu « de faire un demi-tour ». « Ce n’est pas un retour à la vie d’avant, à la normale, mais ce sera un mois de juin qu’on espère encore plus déconfiné, résume l’entourage du Premier ministre Edouard Philippe qui doit présenter jeudi après-midi les contours de cette nouvelle phase. On va aller vers plus de libertés. »

Via quel chemin ? Mercredi soir, une réunion politique à l’Elysée autour du président, avec le Premier ministre, les ministres concernés et Jean Castex, le Monsieur déconfinement du gouvernement, devait permettre de former les derniers arbitrages, avant le Conseil de défense et de sécurité de ce jeudi matin où les décisions seront formellement arrêtées. A 16 heures, depuis Matignon, le chef du gouvernement livrera « le mode d’emploi » de la phase 2 du déconfinement. En clair, les Français sauront ce qu’ils peuvent « faire de plus ». Non sans précautions…

« Une période de transition à risque »

Emmanuel Macron l’a rappelé, lors du Conseil des ministres, estimant en substance, selon un participant, que le pays vit là « une période de transition à risque », « une phase faite d’incertitudes scientifiques » où s’entrechoquent « les peurs contre le désir de libertés ». La prudence est, en la circonstance, d’autant plus mère des vertus que l’enjeu est lourd. Sur le plan sanitaire, tout d’abord. Comme le dit un conseiller ministériel, avec en tête que certains pays ont connu une deuxième vague de l’épidémie de Covid-19, « il n’y a pas de vérité absolue sur de l’évolution de ce virus ». Sur le plan politique, également. Car il s’agit, pour l’exécutif, dont la gestion a été fortement critiquée sur les masques et les tests, de démontrer la réussite du déconfinement. Déconfinement dont le début avait été fixé au 11 mai par Emmanuel Macron. Une décision politique jugée prématurée par certains scientifiques, mais aussi une partie de l’opposition qui continue de l’attendre au tournant.

Au sommet de l’Etat, on lit toutefois ces jours-ci les courbes d’évolution de l’épidémie avec soulagement. « Le regard rétrospectif porté sur les quinze derniers jours est positif. Le tableau est globalement encourageant, même si les clusters (NDLR : foyers de contamination) restent une situation préoccupante qu’il ne faut pas sous-estimer », observe l’entourage du président de la République. Desserrer l’étau, donc. Mais en gardant à l’esprit que ces foyers épidémiques font planer le risque d’une recrudescence.

Quid, dès lors, de l’allègement des restrictions de déplacements au-delà des 100 km? En jeu également, la possible réouverture des lycées à partir du 2 juin. Mais aussi la perspective d’une réouverture des cafés et restaurants, dans les zones vertes, ainsi que des parcs et jardins encore fermés en zone rouge. Reste aussi à savoir ce qu’il adviendra de ces zones rouges et quelles restrictions y seront imposées. La nouvelle carte, dont les indicateurs pourraient évoluer, sera regardée de près.

« Une course de haies »

Demeure l’autre urgence, économique et sociale. Tandis que, selon l’Insee, le produit intérieur brut (PIB) devrait chuter « d’environ 20 % » au deuxième trimestre, le gouvernement multiplie les annonces de mesures et plan d’urgence. Les ministres concernés, Bruno Le Maire à l’Economie ou Didier Guillaume à l’Agriculture par exemple, l’ont bien en tête, eux qui poussent pour une reprise, à la condition, précision martelée par tous, « que la situation sanitaire le permette ». Comme Franck Riester (Culture), « assez allant pour rouvrir les musées qui n’ont pas pu l’être, les salles de cinéma, les théâtres », selon son entourage.

Ou Jean-Michel Blanquer (Education nationale), convaincu « qu’il vaut mieux être à l’école qu’à la maison ». Et qui se donne comme objectif, avancent ses équipes, que, d’ici à la fin de l’année scolaire, « la quasi-totalité des enfants aient eu au moins un contact physique avec l’école » et « que l’on maintienne la dynamique pédagogique le plus longtemps possible, car depuis le début du déconfinement, c’est plus compliqué ». Avec, toujours, cette même sujétion au « contexte sanitaire »…

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