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Dry January : et si on faisait une pause avec l’alcool en janvier ?

Le défi du mois sans alcool, venu d’Angleterre, se popularise en France. Objectif : réduire de manière ludique notre lever de coude à la française.

Jean-Pierre veut savoir quelle place il occupe dans son quotidien. Isilda espère montrer à ses fils qu’on peut faire la fête sans lui. Le point commun entre ce trentenaire et cette quinquagénaire? Tous deux vont participer au défi de Janvier sans alcool. Un mois où on lève le pied plutôt que le coude, pour régénérer son corps et interroger sa relation au verre à pied et à la chope.

En Angleterre, le Dry January fédère quatre millions de personnes, tandis qu’un Belge sur cinq paie sa Tournée minérale (au mois de février). En France pourtant, il fait sacrément débat entre ceux qui le conspuent, voyant en lui une toquade puritaine, et ceux qui brandissent les arguments de santé publique sur les dégâts sanitaires et sociaux que l’alcool provoque. Le gouvernement a, lui, enterré l’opération de sensibilisation officielle que les autorités de santé construisaient. Et vous, relèverez-vous le défi?

Quels bénéfices en retirer ?

Il y a les principes généraux : un mois pour se tester, pour évaluer son rapport au produit… Et il y a le concret. « Le retour d’expérience fait en 2018 par nos voisins anglais montrent six bénéfices immédiats : 86 % des participants ont fait des économies en janvier, 70 % ont mieux dormi. Ils se sont sentis mieux, ont eu plus d’énergie, ont été plus concentrés et ont perdu du poids », liste Nathalie Latour, secrétaire générale de la Fédération Addiction.

Mais selon celle qui relèvera le défi pour la deuxième année (et ce n’est pas si simple, assure-t-elle), les bienfaits continuent à moyen et à long terme avec un meilleur contrôle de sa consommation le reste de l’année et un réflexe moindre de voir en son breuvage un rempart contre le stress. « Une pause en janvier entraîne les onze mois suivant un verre de moins par occasion et un jour de consommation de moins par semaine », synthétise-t-elle. Une sorte de détox pour rétablir un équilibre durable.

Est-ce vraiment zéro alcool pendant un mois ?

« Fixer une abstinence pendant un temps donné permet de mettre la barre haut pour arriver ensuite à une réduction », plaide le Pr Mickaël Naassila, directeur du groupe de recherche sur l’alcool et les pharmacodépendances à l’Inserm, précisant qu’il ne s’agit en aucun cas d’une « injonction. »

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