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Elle sauve des équidés maltraités ou destinés à l’abattoir mais ils risquent de se retrouver « à la rue »

À L’Escarène, des équidés maltraités ou sauvés de l’abattoir seront bientôt à la rue. Un appel à l’aide est lancé pour trouver un nouveau terrain.

« Notre propriétaire a décidé de vendre le terrain sur lequel nous évoluons. D’ici deux mois, on risque de se retrouver à la rue. » Le cri de détresse d’Audrey Cauquelin-Ruckstuhl, présidente de l’association Écurie S.C., basée à L’Escarène, est sans équivoque.

Ce centre d’accueil pour équidés a pour vocation de donner des soins à des bêtes maltraitées, malades ou en partance pour l’abattoir. Ces chevaux, ânes et poneys ont parfois connu l’enfer.

Leur offrir une qualité de vie cinq étoiles est le credo de l’association qui pratique soins dentaires, acupuncture, parage naturel…

« NOTRE PLAN B VIENT DE NOUS FILER ENTRE LES DOIGTS »

« Nous nous focalisons principalement sur des animaux à sauver d’urgence de la boucherie », confie la responsable.

En quête d’un nouveau terrain aménageable, Audrey Cauquelin-Ruckstuhl avait trouvé une solution de substitution à Pierlas.

Elle vient de tomber à l’eau. « Le propriétaire a finalement décidé de céder son terrain à titre gracieux à un berger du coin. À trois semaines de la date prévue du déménagement, notre plan B vient de nous filer entre les doigts. Nous n’avons pas d’alternative à l’heure actuelle. »

L’association a besoin d’un hectare au minimum pour repartir à zéro.

« TROUVER UNE SOLUTION EN URGENCE »

Plusieurs abris doivent notamment être construits sur le nouveau terrain. Avec un coût de 500 à 1.000 euros pour créer un box complet accueillant deux à quatre bêtes. Mais la trésorerie de l’association est à sec, après avoir vécu sur ses ressources personnelles depuis le début de la crise sanitaire.

« Nous avons actuellement quatre chevaux, cinq poneys et quatre ânes sur place, ainsi que sept autres chevaux en attente d’acheminement depuis le Nord Pas-de-Calais, liste Audrey Cauquelin-Ruckstuhl. Nous devons trouver une solution au plus vite, ou nos protégés passeront l’hiver dehors, accueillis temporairement par des voisins. »

Depuis sa création en février, l’association n’a pas connu de temps mort. Six mois avaient été nécessaires au préalable pour débroussailler, clôturer et préparer le terrain de L’Escarène que les équidés doivent bientôt quitter.

Une contrainte de temps dont la jeune femme fait abstraction aujourd’hui. « Il y a urgence ».

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