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Féminicide dans le Bas-Rhin : mise en cause, la gendarmerie dit être intervenue dans «les plus brefs délais». (Vidéo)

Mises en cause ce lundi par la fille de Sylvia Walter, victime de féminicide à Oberhoffen-sur-Moder (Bas-Rhin), les forces de l’ordre ont déclaré que le temps d’intervention «n’était pas excessif au regard du contexte».

Les gendarmes ont-ils mis trop de temps pour secourir Sylvia Walter, 40 ans, tuée par son mari ce dimanche à Oberhoffen-sur-Moder (Bas-Rhin)? C’est en tout cas ce qu’assure sa fille, accourue sur place, dans un témoignage poignant à France Bleu Alsace. Contactés, les services de gendarmerie nous assurent au contraire qu’ils ont fait au mieux.

Ce dimanche donc, Sylvia Walter a reçu plusieurs coups de couteau avant de mourir dans les bras de sa fille Stella Guitton, qui venait d’arriver pour tenter de la secourir. Son mari, Jacqui Walter, 58 ans, a quant à lui tenté de se suicider après son geste fatal, mais il a été maîtrisé par les gendarmes, entre-temps arrivés sur place.

Trop tard toutefois, selon Stella Guitton qui ce lundi met en cause les gendarmes de Bischwiller, commune limitrophe, à l’antenne de la radio locale. La jeune femme de 20 ans évoque un temps d’intervention d’« à peu près trente minutes ». Une mise en cause reprise par de nombreuses personnalités féministes sur les réseaux sociaux ce lundi.

La gendarmerie se défend de toute défaillance

Ce mardi, la gendarmerie conteste ce « timing » et affirme que l’intervention de ses troupes s’est faîte « dans les plus brefs délais » au regard du contexte. « Le temps d’intervention n’est pas du tout excessif au regard de la circonscription. L’intervention s’est faîte une vingtaine de minutes après le premier appel d’urgence » certifie le SIRPA Gendarmerie. « 22 ou 23 minutes au maximum » précisent les services de communication de la Gendarmerie nationale.

« L’intervention initiale porte sur une simple dispute conjugale » tient également à rappeler le service de communication. De fait, le premier appel fait au Centre d’Opérations de la Gendarmerie du département est donné à 23 heures, par le gendre de la victime, selon les forces de l’ordre, et ne fait pas état de l’usage d’une arme dans ce conflit conjugal.

Le second appel aux alentours de 23h10, émis par la fille de la victime fait en revanche part de la présence d’une arme sur les lieux. L’urgence est alors déclenchée auprès des patrouilles, qui convergent vers les lieux.

Les gendarmes qui sont intervenus les premiers vont alors maîtriser le suspect avec un taser. « Il tient un couteau en main, il menace de se suicider, l’usage d’un pistolet à impulsion électrique à pour but de l’empêcher de se suicider » précise le SIRPA.

Difficile de mesurer le degré d’urgence

Du côté des services de communication des militaires, on souligne en outre la complexité de ce type d’intervention. Ce soir-là, affirme-t-on, il y a eu onze interventions pour violences interfamiliales dans tout le département du Bas-Rhin. Difficile donc de mesurer le degré d’urgence de cette intervention, du moins au premier appel, selon l’officier joint par le Parisien.

Pour mémoire, la gendarmerie locale était intervenue au domicile de la victime le 8 novembre dernier, là aussi pour « violences conjugales ». Mais Sylvia Walter, en couple depuis 4 ans, n’avait pas souhaité quitter son appartement ni porter plainte contre le suspect, à ce moment-là.

Sa fille a d’ailleurs précisé dans son témoignage qu’elle avait peur pour sa mère. « Je lui ai demandé plusieurs fois de venir vivre chez moi, elle n’a pas voulu parce qu’elle a un caractère de cochon ».

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