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Finistère : Sauvé de justesse de l’euthanasie, le chien Malo se voit offrir une dernière chance

Malgré sa bonne bouille, il en a fait baver à ses différentes familles d’accueil… Jusqu’à ce que des amoureux des chiens n’ayant pas peur des cas désespérés décident de s’occuper vraiment de lui.

Malo, c’est une boule de poils au regard doux qui a pourtant frôlé l’euthanasie. Il y a deux mois, il était à la fourrière de Quimper (Finistère). Considéré comme chien dangereux, il avait peu d’espoirs de s’en sortir. Il avait été abandonné à la SPA après avoir vécu dans deux foyers différents.

Au refuge, Malo se montre adorable. Il aime se promener, respecte la laisse, aime les caresses. Il est donc placé dans une famille d’accueil. Malheur : il mord sa nouvelle gardienne. Il est adopté ailleurs, mais l’accident se reproduit.

Dangerosité : 4/4

La première fois, il aurait mordu alors qu’il était caressé dans son panier. La seconde fois, alors qu’il était allongé sur le sol de la cuisine. « Le chien n’est pas du tout habitué à la contrainte. Personne ne lui a dit : si je viens te caresser, ne me grogne pas dessus. »

Lorsqu’un chien mord, il doit faire une évaluation comportementale au cours de laquelle un vétérinaire évalue sa dangerosité. Malo reçoit la note de… 4/4. Soit la dangerosité la plus élevée. Malgré cela, il est placé une troisième fois et, évidemment… mord une troisième fois. Le refuge ne peut plus l’accueillir. C’est à la fourrière de Quimper qu’il termine.

« Avec l’association Vac’Anima, nous avons fait des pieds et des mains pour le récupérer, raconte Frédéric Guérin. C’était nous, ou l’euthanasie. » Le vétérinaire décide de donner une dernière chance à Malo.

Katia Broussard et Lisa Sanchez, de l’association Vac’Anima, se sont au fil des années spécialisées dans l’adoption des chiens « laissés pour compte ». Frédéric Guérin, avec qui elles sont en lien, est éducateur canin à Scaër (Finistère) et lui aussi s’est spécialisé dans les chiens aux comportements difficiles. Ceux de qui plus personne ne veut. « Pourquoi je fais ça ? Je ne sais pas, sûrement une histoire personnelle. Ce sont des animaux incompris et qui mordent parce que nous avons fait des erreurs. »

Bons codes dans la meute

Un jour de début avril, il démarre donc le moteur de sa voiture, direction Quimper pour aller récupérer Malo à Chenil Service, l’entreprise qui s’occupe de la mission de fourrière pour animaux à Quimper. « Je lui ai mis une laisse, il a remué la queue, il ne semblait pas réfractaire. Il est monté facilement dans la voiture. »

Arrivé chez lui, il commence par le présenter aux autres chiens. « Je l’ai mis avec ma meute et j’ai tout de suite remarqué qu’il avait de très bons codes, qu’il savait très bien communiquer avec d’autres chiens. » Un bon point : ce n’est pas le cas de tous les chiens qui arrivent chez Frédéric.

Une fois qu’il a communiqué avec les chiens, l’éducateur commence son travail de communication avec l’humain : il lui donne une place dans la maison, un panier, qui est son espace délimité. « Malo mord lorsque l’humain intervient dans le territoire qu’il s’est délimité lui-même », explique-t-il. Hors de question, donc, de l’embêter dans son panier. Mais il doit bien comprendre qu’en dehors, il y a des règles à suivre : passer une porte sans bondir devant l’humain, se laisser brosser, attendre le signal avant de manger…

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