Accueil / Actualités / Economie / Hauts-de-France : Les animaux de compagnie, un business même après la mort

Hauts-de-France : Les animaux de compagnie, un business même après la mort

Il existe pour les animaux défunts un éventail de prestations encore plus large que pour les êtres humains.

  • Il existe un véritable business autour de la mort des animaux de compagnie.
  • L’éventail de prestations est large, crémation, inhumation, naturalisation.
  • Une société nordiste a même lancé sa propre marque de pompes funèbres animalières.

Très chers animaux disparus. Même après la mort, ceux-ci génèrent du business. D’ailleurs dans les Hauts-de-France, il existe davantage de services pour les animaux décédés que pour les êtres humains. Lorsqu’un animal de compagnie meurt, pourvu qu’il ne s’agisse pas d’une trop grosse bête comme un cheval, la solution la plus courante est de confier sa dépouille au vétérinaire qui se chargera de la suite. Dans ce cas, l’animal est envoyé à l’incinération. Pour un chien ou un chat, il en coûtera entre 50 et 160 euros pour une incinération collective et entre 70 et 270 euros pour une individuelle.

Le choix le moins onéreux, parce que gratuit, c’est l’enterrement dans le jardin. Il faut cependant respecter certaines conditions, notamment être propriétaire du terrain, creuser une tombe d’au moins un mètre de profondeur située à au moins 35 mètres des habitations et que l’animal inhumé ne pèse pas plus de 40 kg. Mais d’autres solutions existent.

Le cimetière animalier

C’est encore assez peu répandu puisqu’il n’en existe qu’une trentaine en France. L’un des premiers a d’ailleurs été créé à Forest-sur-Marque, dans le Nord, en 2003. « Il y a de la demande puisque nous procédons à environ une centaine d’inhumations par an, majoritairement des chiens et des chats », assure le propriétaire des lieux, Jean-Michel Desmulliez. Mais pas uniquement, « les gens viennent aussi avec des lapins, des cochons d’inde, des oiseaux, j’ai même eu un reptile », poursuit-il.

Le fonctionnement est le même que pour un cimetière normal, à savoir qu’il faut prendre une concession à partir de 100 euros par an. « Et dans la grande majorité des cas, les gens renouvellent les concessions », reconnaît Jean-Michel Desmulliez. Il a aussi développé un partenariat avec un marbrier pour proposer des tombes ou des monuments dignes de ce nom.

La taxidermie

Aussi étrange que cela puisse paraître, il existe une forte demande de particuliers désirant faire naturaliser leur animal de compagnie décédé. « Je refuse au moins deux demandes par mois », affirme Fabrice Robiez, taxidermiste dans le Pas-de-Calais. Mais si lui ne le fait pas, beaucoup de ses collègues acceptent les demandes des familles éplorées. « Il faut compter entre 300 et 1.000 euros mais avec des délais parfois long et un résultat qui ne correspondra sans doute pas au souvenir que les maîtres avaient de leur animal », reconnaît le taxidermiste.

Dans la même veine, il est aussi possible de faire confectionner un objet souvenir avec les poils de l’animal décédé. Une entreprise nordiste, Stylaine dogs, propose cette prestation : « Nous faisons les cœurs souvenirs à dix euros, c’est moins cher et moins glauque qu’une urne funéraire sur la cheminée ».

Le service tout compris

A l’instar de ce qui se fait pour les humains, il existe des sociétés de pompes funèbres animalières. C’est le créneau sur lequel s’est développé le groupe lillois La compagnie des vétérinaires avec leur nouvelle marque Esthima. « L’idée est de proposer une prestation complète. Cela peut être une crémation avec une cérémonie d’adieu où l’on assiste au départ de la dépouille avec une remise des cendres dans une urne », explique le directeur France d’Esthima, David Buisset. Pour ce dernier, il s’agit vraiment de s’adapter aux demandes des familles : « On ne le fait pas encore, mais pourquoi pas dans l’avenir proposer des noms de prêtres, de rabbins ou d’imams pour des cérémonies religieuses », imagine-t-il.

A voir aussi

Erreur de calcul : la bourde de l’administration rapporte 40 millions d’euros aux retraités français

Bercy a décidé de ne pas redresser les quelque 206 000 retraités qui ont bénéficié d’une …

Laisser un commentaire