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Hérault : pour échapper à son ex-mari violent, elle se jette par la fenêtre

Près de deux mois après les faits, un homme âgé de 42 ans a été condamné à trois ans de prison, dont deux ans ferme, pour avoir indirectement poussé son ex-compagne à se défenestrer du premier étage, chutant de quatre mètres de haut.

Il s’était introduit chez elle en son absence et l’avait surprise à son retour de soirée. Le 20 juin dernier, une habitante de Caux (Hérault) a vécu un moment d’intense terreur en rentrant à son domicile, où l’attendait son ex-mari, dont elle s’était séparée deux ans auparavant.

Dans un premier temps, l’homme âgé de 42 ans a en effet, selon France Bleu, “tenté d’étouffer et d’étrangler” son ex-compagne. Prise au piège avec cet individu qui l’avait déjà violentée en 2018, ce qui avait conduit à leur séparation, cette dernière a alors essayé de fuir par tous les moyens possibles, n’hésitant pas à mettre sa vie en danger.

45 jours d’ITT pour la victime

“La victime est tombée du premier étage de son appartement en tentant de lui échapper, rapporte ainsi le média radiophonique local. Une chute de quatre mètres de hauteur. Son agresseur, décrit comme narcissique et ayant des tendances suicidaires, a été entraîné dans la chute avec sa victime.”

Souffrant de fractures du bassin et de nombreuses ecchymoses, la victime en a été quitte pour 45 jours d’ITT, tandis que l’agresseur a été interpellé et mis en examen pour agression aggravée. Ce mardi, ce directeur de grande surface a comparu devant le tribunal correctionnel de Béziers, qui l’a condamné “à trois ans de prison dont deux ans ferme, une obligation de se soigner et une incarcération immédiate.”

L’agresseur déjà condamné en 2018

L’homme, qui nie avoir donné des coups à son ex-compagne, avait réussi à s’introduire dans son appartement grâce à un double des clefs “oublié par les enfants lors de son weekend de garde”. “Je suis entré à son insu chez elle, mais je voulais parler avec elle, a soutenu l’individu lors de l’audience. J’ai perdu pied quand j’ai vu qu’un homme l’appelait à une heure si tardive.”

Toujours selon France Bleu, la victime, absente du procès, aurait demandé “par l’intermédiaire de son avocat la clémence du tribunal à son encontre et (…) des soins plutôt que la prison”. Le prévenu ayant déjà été condamné en 2018, le tribunal a cependant jugé que la récidive justifiait une peine de prison ferme.

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