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Incendie de la cathédrale de Nantes : le bénévole du diocèse mis en examen et placé en détention

Relâché après son placement en garde à vue dimanche dernier, ce bénévole de 39 ans a de nouveau été interpellé samedi matin et mis en examen dans la soirée. Il a avoué être à l’origine des départs de feu.

Placé en garde à vue puis relâché le week-end dernier au lendemain de l’incendie de la cathédrale de Nantes, un bénévole rwandais de 39 ans est passé aux aveux. Il avait de nouveau été interpellé ce samedi matin dans le foyer où il réside à Nantes.

Dans la soirée, il a été présenté à un juge d’instruction et mis en examen pour « dégradations, détériorations ou destruction du bien d’autrui par incendie ». Il a été placé en détention provisoire dans la nuit. Selon Ouest-France, le suspect a reconnu devant le juge « avoir allumé les trois foyers de l’incendie de la cathédrale ».

L’homme « a reconnu, lors de l’interrogatoire de première comparution devant le juge d’instruction, avoir allumé les trois feux dans la cathédrale: sur le grand orgue, le petit orgue et dans un panneau électrique », a confirmé le procureur de la République de Nantes Pierre Sennès à Presse-Océan. « Mon client est aujourd’hui rongé par le remords et dépassé par l’ampleur qu’ont pris les événements », a confié l’avocat du bénévole à Presse-Océan.

L’infraction visée « dans le réquisitoire introductif du parquet est punie d’une peine de 10 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende ».

Pas de précisions sur les nouveaux éléments

Ce servant d’autel « était chargé de fermer la cathédrale vendredi soir (17 juillet, veille de l’incendie) et les enquêteurs voulaient préciser certains éléments de l’emploi du temps de cette personne », avait expliqué le procureur après la première interpellation. Il avait finalement été remis en liberté sans aucune poursuite. « Il n’est pas impliqué dans la commission des faits », avait même assuré Pierre Sennès.

Travaillant bénévolement pour le diocèse, ce bénévole est un Rwandais « venu se réfugier en France il y a quelques années », avait expliqué le père Hubert Champenois, recteur de la cathédrale de Nantes. « Il a fait quelques démarches pour avoir ses papiers comme des centaines d’autres. »

De nouveaux éléments ont poussé le parquet à faire machine arrière, sans que le procureur ne donne plus de détails sur leur nature. « Les premiers résultats du laboratoire de la préfecture de police de Paris nous amènent à privilégier l’acte criminel », a-t-il simplement indiqué à Presse Océan. « Cette personne a été placée en garde à vue à la suite des développements de l’enquête et des constatations de police technique et scientifique ».

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