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Jacqueline Sauvage, symbole des violences conjugales, décédée à l’age de 72 ans

Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari, avant d’être graciée, était âgée de 72 ans.

Son récit avait bouleversé de nombreux Français. Jacqueline Sauvage, une femme condamnée à dix ans de prison pour avoir tué son mari violent avant d’être graciée par le président François Hollande, est décédée le 23 juillet dernier à l’âge de 72 ans, annonce La République du Centre.

Jacqueline Sauvage avait été victime des violences de son mari pendant 47 ans d’union, avant de le tuer de trois coups de fusil de chasse en 2012. Elle était alors devenue, malgré elle, le symbole des victimes de violences conjugales.

« D’habitude, je me contentais d’attendre que ça passe. De me faire petite, d’oublier, de me mettre en mode survie. Ce jour-là, ce fut différent. Une lueur encore inconnue dans ses yeux, une intonation particulière dans sa voix, dans ses cris. J’ai vu mes enfants morts », a-t-elle raconté, plus tard, dans un livre retraçant ces violences et sa vie en prison, intitulé « Je voulais juste que ça s’arrête ».

Son histoire portée à l’écran

Après sa condamnation en 2015 à dix ans de prison pour le meurtre, elle avait fait l’objet d’une pétition massive pour demander la grâce présidentielle – accordée en 2016 – en raison des circonstances du crime. Lors du procès, elle avait notamment raconté des années de violences et de viols commis par le père sur ses deux filles.

L’histoire de Jacqueline Sauvage a d’ailleurs été portée à l’écran en 2018, dans un téléfilm diffusé sur TF1. L’actrice Muriel Robin, très engagée sur la cause des violences faites aux femmes, incarnait son rôle.

« Jacqueline Sauvage, par son histoire, par son affaire, a participé à éveiller les consciences par rapport à l’existence de ces femmes qui se sont battues pendant des années dans le huis clos familial et dans l’omerta de la société », a réagi une de ses avocates, Nathalie Tomasini. « C’est le parcours d’une femme qui a souffert le martyre dans le huis clos familial mais aussi après, compte tenu de l’incompréhension des magistrats », a-t-elle ajouté.

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