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Journée internationale du chat noir : pourquoi sommes-nous si superstitieux à son égard ? (Vidéo)

En cette journée internationale du chat noir ce lundi, créée afin de sensibiliser le public souvent méfiant à son égard, Francebleu.fr a souhaité en savoir plus sur la superstition autour du chat noir.

Signe de mauvais augure, porte malheur, associé à la mort ou au diable… Le chat noir n’a pas bonne presse. Mais pourquoi ? En ce 17 août, journée internationale du chat noir, francebleu.fr a voulu en savoir plus en interrogeant Eloise Mozzani, auteure de divers ouvrages sur les superstitions et légendes.

Historiquement en France, le chat noir porte malheur car dans tous les procès de sorcellerie, la sorcière faisait référence à son compagnon favori, qui est le chat noir. Pendant des siècles, les chats noirs ont été détestés, on les brûlait, c’était affreux. Tous les animaux de couleur noire étaient associés à la mort, au diable, aux ténèbres. 

Ce sont des codes également repris dans les films d’horreur avec le chat noir, un cri de chouette, la pleine lune, suivi d’un crime, donc le chat noir est devenu l’animal qui faisait le plus peur. C’est vraiment notre culture, notre patrimoine, nos traditions, le chat noir nous fait peur parce qu’on est conditionné comme ça depuis petit.

Cette peur du chat noir existe-elle toujours ?

C’est présent dans l’imaginaire collectif, même si les gens ne sont pas obligés d’adhérer. Certaines personnes adorent les chats noirs, d’autres sont indifférentes, et il en existe qui ont encore vraiment peur, même des gens parfaitement rationnels. Mais ce n’est pas le cas partout puisqu’en Angleterre par exemple, avoir un chat noir peut porter bonheur.

A-t-elle évolué au fil du temps ?

La superstition n’est pas « un tout », chaque personne choisit en quelque sorte les superstitions auxquelles il a envie de croire. Des gens vont avoir peur des chats noirs mais pas de passer sous une échelle. Il y a aujourd’hui une « privatisation de la superstition » : les gens ont désormais leurs propres porte-bonheurs, comme des cadeaux, des objets symboliques. La superstition devient alors quelque chose de très personnel.

Avez-vous d’autres exemples de superstitions ancrées dans l’imaginaire collectif ?

La chouette est longtemps restée maléfique dans l’imaginaire des gens. Il y a eu des procès en correctionnelle parce que des personnes avaient cloué des chouettes sur les portes des étables. Ça c’est de la superstition pure et simple, bien que la chouette soit aujourd’hui un animal protégé. 

Il y a aussi le parapluie ouvert dans une maison, dont l’origine est toute simple : les armatures étaient tellement rigides que quand on ouvrait le parapluie ça pouvait être dangereux et blesser quelqu’un ou casser quelque chose. Mais comme tout ce qui est rationnel n’est pas toujours efficace, on a fini par dire que ça portait malheur et ça a très bien marché ! Le fond de la superstition n’est pas toujours totalement irrationnel.

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