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Juments mutilées : un appel à la vigilance lancé aux propriétaires d’équidés et aux riverains

Après la découverte d’une nouvelle jument mutilée dans le Jura, un appel à la vigilance est lancé par le Conseil du Cheval BFC à la filière, mais aussi aux riverains.

Le Parquet de Lons-le-Saunier a ouvert une enquête pour « actes de barbarie » après la découverte en fin de semaine, dans une pâture de Thoiria, d’une nouvelle jument tuée et mutilée.

La propriétaire de la jument nommée Aïda, a annoncé la triste découverte ce vendredi 14 août 2020 : la jument gisait morte, un œil lui avait été arraché de même qu’une « châtaigne », vestige du 5e doigt des chevaux. Elle avait été au préalable assommée par un coup violent à la tête.

« Je pourrais faire des éloges sur ma jument car elle était exceptionnelle. Qui peut infliger ça à un animal ? », se demande-t-elle, appelant les propriétaires d’équidés à la vigilance : « Faites attention soyez prudent ! Ce n’est pas la première et ce ne sera pas la dernière. »

Un autre cas le 8 août à Cluny

Samedi 8 août 2020, une pouliche a également été tuée à Cluny, en Saône-et-Loire, retrouvée poignardée au cœur, une oreille coupée, un œil et des organes arrachés. Et depuis le début de l’année, une douzaine d’actes de cruauté similaires ont été perpétrés sur des chevaux en France, mais ce qui différencie ces agressions de celle du Jura est que dans le cas de Thoiria, la jument n’a pas eu l’oreille coupée…

Dans un communiqué de presse, le Conseil Cheval en Bourgogne Franche-Comté note que les équidés sont « la cible d’attaques barbares » depuis la fin 2018 partout en France, mais aussi dans les pays frontaliers. Il appelle les propriétaires de chevaux et les professionnels de la filière, mais aussi les riverains, à la vigilance, tout en conseillant de ne pas intervenir directement en cas de présence suspecte près des pâtures et des écuries. 

Mobilisation

« Sans pour autant succomber à la psychose », les autorités demandent elles aussi aux propriétaires de chevaux, haras et centres équestres d’accentuer leur vigilance sur l’ensemble du ou des parcs animaliers et de faire appel aux services de police ou de gendarmerie en cas de comportement ou présence suspecte en notant si possible les éléments pouvant permettre une identification : type, corpulence, couleur et longueur de cheveux, âge, taille, signes particuliers (tatouage, accent, boucle d’oreille, cicatrice), type de véhicule (VL, camionnette), couleur, marque, immatriculation, etc.

« C’est la mobilisation du plus grand nombre qui permettra de faire cesser ces actes ignobles », conclut le Conseil Cheval en Bourgogne Franche-Comté.

Rappelons que les actes de cruauté envers les animaux sont passibles de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

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