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Flash et Lutin deux chats sont moins craintifs, mais ils gardent des petites séquelles physiques.

La Flèche (Sarthe 72) : deux chats arrosés de white-spirit, leur propriétaire porte plainte

Les deux chats d’une Fléchoise sont revenus chez elle enduits d’un produit poisseux et odorant, à deux semaines d’intervalle. Elle a porté plainte et entend alerter ses voisins sur cette situation. Des agressions similaires ont déjà eu lieu quelques années auparavant.

Qui en veut à Flash et Lutin ? Ces deux chats fléchois ont été victimes du même type d’agression à deux semaines d’intervalle. Le premier a disparu pendant plus de 24 heures, « ce qui n’est pas dans ses habitudes », raconte sa propriétaire qui souhaite rester anonyme. En fin de journée, le jeudi 7 mai 2020, après des heures à l’appeler et le siffler, « le chat est revenu à la maison en miaulant très fort », se souvient cette habitante de la rue de la Beufferie. « Il avait été aspergé d’un produit qui sentait très fort, du museau jusqu’au bout de la queue. » Sans avoir fait de test, ses maîtres estiment qu’il s’agit de white-spirit, un diluant pour la peinture.

Des séquelles physiques et psychologiques

Le félin est immédiatement isolé pour ne pas intoxiquer les enfants en bas âge de la famille. Sur les conseils du vétérinaire, il est lavé au produit vaisselle afin d’enlever le produit poisseux. À ce moment-là, il ne présente pas de blessures. « Côté physique, j’étais rassurée. Côté psychologique, pas trop parce que j’avais vraiment l’impression qu’il était abattu, sonné »,  détaille sa propriétaire. Son chat tremble et miaule pendant plusieurs jours avant de retrouver de l’entrain et de reprendre sa vie à l’extérieur du domicile. 

Son état physique a quelque peu empirer depuis. « Aujourd’hui, on constate des pertes de poils, notamment au niveau du cou, où il se gratte et se lèche. Donc ça saigne et ça fait une grosse plaque », déplore la Fléchoise.

La gendarmerie enquête

Ce n’est qu’après le retour de son deuxième chat dans les mêmes conditions, deux semaines plus tard, le mardi 19 mai, que cette dame décide de porter plainte. Elle pensait que son premier chat avait peut-être eu un accident, mais, là, elle n’a plus de doute« On a dit qu’on n’allait pas en rester là, parce que c’était forcément volontaire puisque ça c’était passé de la même façon », souligne la propriétaire des félins.

Les gendarmes de La Flèche confirment qu’une plainte a bien été déposée. Ils ont procédés à une vaste enquête de voisinage et sont entrés en contact avec tous les commerçants du quartier. Pour l’instant, les forces de l’ordre n’ont aucun suspect. « Ce qu’on peut espérer avec cette enquête assez large, c’est que la personne qui a fait ça se reconnaisse, prenne peur et ne recommence pas », explique la gendarmerie. Elle pourrait être poursuivie pour « acte de cruauté envers des animaux domestiques » et recevoir jusqu’à 30.000 euros d’amende et deux ans d’emprisonnement.

Des agressions similaires les années précédentes

Les maîtres des chats arrosés de white-spirit ont bien conscience qu’il va être difficile, voire quasiment impossible, de trouver le malfaiteur. Ils vont tout de même glisser des mots dans les boîtes aux lettres des rues alentour pour alerter leurs voisins.

Suite à une publication sur le groupe Facebook « Communauté fléchoise », qui va fermer le 1er juin, la propriétaire des chats a reçu plusieurs témoignages d’internautes. Une autre habitante de la rue de la Beufferie lui écrit qu’elle a eu le même problème avec son chat il y a cinq ans : « Je l’ai retrouvé recouvert de gasoil ou d’essence, je l’ai sauvé en le lavant et, huit jours après, je n’ai plus jamais revu mon chat. » A quelques pâtés de maison, rue Sainte-Colombe, Alice raconte que « ses chats [sont revenus] avec une patte en moins ». Selon elle, l’un d’entre eux aurait même été soigné. Elle a déposé plainte il y a un an, mais le coupable n’a pas encore été trouvé. Une habitante de la toute proche rue Saint-Louis raconte des agressions similaires sur ses chats, il y a dix ans et cinq ans. « La première fois, il était tellement imbibé qu’il a fallu l’emmener chez le véto. Il a fait des convulsions et on a dû l’endormir pour le nettoyer. Il a fini avec un brûlure chimique », détaille-t-elle. Grâce à ces témoignages, « plus ça va, plus on ressert la zone où ça a pu arriver », explique la maîtresse de Flash et Lutin.

Toute personne qui aurait des informations peut la contacter au 06.25.65.17.31.

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