Accueil / Actualités / Faits divers / La vidéo d’un homme tabassé par des policiers pour non-port du masque à Paris, une enquête ouverte

La vidéo d’un homme tabassé par des policiers pour non-port du masque à Paris, une enquête ouverte

La scène filmée par des caméras de vidéosurveillance samedi 21 novembre est très violente. Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur a demandé au préfet de police de suspendre les policiers impliqués.

En pleine polémique sur la loi sur la sécurité globale qui sanctionne la diffusion « malveillante » de l’image des policiers et qui a été adoptée par l’Assemblée nationale mardi 24 novembre, une vidéo montre l’importance des images.

Publiée par le site Loopsider, ce jeudi 26 novembre, la vidéo montre trois policiers parisiens qui s’en prennent avec beaucoup de violence à un homme.

Les images ont été captées par des caméras de vidéosurveillance dans le XVIIe arrondissement de Paris vers 20 h, ce samedi 21 novembre.

La victime, Michel, un producteur de musique se rend à son studio. Il est dans la rue et ne porte pas de masque.

Un déchaînement de violences

Trois policiers qui remarquent que l’homme ne porte pas le masque pourtant obligatoire. Ils le suivent et ils commencent à le pousser très violemment et à le frapper : des dizaines de coups de poing, pieds, matraque… s’abattent sur l’homme pendant plus de cinq minutes d’après l’horodatage des caméras de protection. Ils auraient même tenté de l’étrangler. 

Insultes racistes

Michel affirme que les policiers en plus de l’avoir agressé physiquement l’auraient agressé verbalement en lui assénant des insultes racistes du type « sale nègre ».

La victime tente désespérément d’appeler à l’aide, elle pense même que ces agresseurs sont de faux policiers. 

Des jeunes lui viennent en aide

Neuf jeunes qui se trouvaient dans le studio d’enregistrement de Michel au sous-sol entendent les cris et montent voir ce qu’il se passe.

Ils arrivent tant bien que mal à faire sortir les policiers.

Ces derniers jettent alors une grenade lacrymogène à l’intérieur du studio et appellent des renforts, tout en se munissant de leurs armes de service.

La victime interpellée et placée en garde à vue

Ils procèdent alors à l’interpellation de Michel et des neuf jeunes venus le secourir.

La scène est filmée en plus par des habitants du quartier. 

Ils sont emmenés au poste. Michel est placé en garde à vue. Il y restera pendant 48 heures. Le parquet de Paris ouvre une enquête à son encontre qui sera classée sans suite, selon BFM.

Les policiers auraient accusé la victime d’avoir voulu prendre leurs armes et d’avoir voulu les frapper. 

Les coups ont tellement été violents qu’il a obtenu 6 jours d’ITT.

Enquête de l’IGPN et suspension des policiers

« Sans ces images-là, je serais en prison moi aujourd’hui », explique Michel à  Loopsider.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête à l’encontre de trois policiers à la suite de la diffusion des images collectées. Ils sont accusés de violences par personne dépositaire de l’autorité publique.

L’enquête a été confiée à l’IGPN, l’inspection générale de la Police nationale. 

Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur a demandé ce jeudi 26 novembre au préfet de police de suspendre à titre conservatoire les trois policiers impliqués dans cette affaire. 

A voir aussi

Sarthe : la tête d’un cheval découverte dans un fossé à Coulombiers

Une automobiliste a découvert une tête de cheval, dépecée, au bord d’une route à Coulombiers …

Laisser un commentaire