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Le chanteur Christophe est mort à l’age de 74 ans. (Vidéos)

L’auteur des « Mots Bleus » s’est éteint à Brest (Finistère) à l’âge de 74 ans. Retour sur une carrière hors normes.

Nous n’irons plus la nuit boulevard du Montparnasse. Nous ne sourirons plus en voyant la pancarte à sa porte « Nid d’amour. Ne pas déranger ». Il ne nous ouvrira plus son appartement-studio encombré d’instruments, d’ordinateurs et de juke-box, pour parler jusqu’à l’aube de la beauté de la musique, du cinéma, des femmes et de Tanger… Christophe est décédé jeudi 16 avril, à l’âge de 74 ans, à Brest (Finistère). Daniel Bevilacqua, de son vrai nom, a été emporté par « un emphysème », maladie pulmonaire, a indiqué Véronique Bevilacqua, son épouse.

Le chanteur avait été hospitalisé à Paris pour insuffisance respiratoire le 26 mars avant d’être transféré, deux semaines plus tard, à Brest.

« Dandy un peu maudit » – comme il le chantait dans « Les Paradis Perdus », mais jamais vieilli, Christophe était depuis 55 ans un cas unique dans la chanson. À la fois populaire et célèbre pour ses multiples tubes – « Aline » et « Les Marionnettes » en 1965, « Les Paradis Perdus » en 1973, « Les Mots bleus » et « Senorita » en 1974, « Petite fille du soleil » en 1975, « La Dolce Vita » en 1977… Souvent des slows, jamais des bluettes. Et à la fois culte et célébré par les branchés et les stars du rock – d’Alan Vega du duo Suicide à Lou Reed – pour son attitude, sa liberté farouche, son avant-gardisme et ses chefs-d’œuvre de mélancolie et d’audace.

Tout était singulier chez lui. Sa vie à contre-jour, sa voix douce et cristalline et son débit si rapide qu’on ne le comprenait pas toujours, son corps drôlement fagoté, sa royale simplicité… Malgré cela, il parlait peu de sa vie privée, de sa femme Véronique, avec qui il s’est marié en 1971 et a eu une fille, Lucie. Encore moins du fils né de sa liaison avec Michèle Torr. Il a toujours réussi à se livrer tout en gardant son mystère.

Idole des jeunes à 20 ans

Daniel Bevilacqua vient de Juvisy-sur-Orge (Essonne) et d’une famille d’immigrés italiens. Le père possède une entreprise de chauffage central, sa mère est couturière. Leur divorce marque la fin d’une jeunesse sans nuage. Daniel découvre James Dean, Elvis et la guitare. « Je voulais faire tellement de choses quand j’étais ado : forain, travailler dans la mode, racontait-il au JDD l’an dernier. Et puis la musique m’a happé. J’ai donné mon premier concert dans un cinéma de ma banlieue : le Ciné Vogue. J’avais 15 ans et je jouais du blues entre les actus et le film. »

Après avoir tenté l’expérience collective dans Danny Baby et les Hooligans, il se lance en solo sous le pseudonyme de Christophe en référence à la croix de Saint-Christophe qu’il porte à son cou. Son premier 45 tours, « Reviens Sophie », est un bide. Mais un déjeuner chez sa grand-mère va changer sa vie. Il y compose « Aline ». C’est le slow de l’été 1965.

Nous n’irons plus la nuit boulevard du Montparnasse. Nous ne sourirons plus en voyant la pancarte à sa porte « Nid d’amour. Ne pas déranger ». Il ne nous ouvrira plus son appartement-studio encombré d’instruments, d’ordinateurs et de juke-box, pour parler jusqu’à l’aube de la beauté de la musique, du cinéma, des femmes et de Tanger… Christophe est décédé jeudi 16 avril, à l’âge de 74 ans, à Brest (Finistère). Daniel Bevilacqua, de son vrai nom, a été emporté par « un emphysème », maladie pulmonaire, a indiqué à l’AFP Véronique Bevilacqua, son épouse.

Le chanteur avait été hospitalisé à Paris pour insuffisance respiratoire le 26 mars avant d’être transféré, deux semaines plus tard, à Brest.

« Dandy un peu maudit » – comme il le chantait dans « Les Paradis Perdus », mais jamais vieilli, Christophe était depuis 55 ans un cas unique dans la chanson. À la fois populaire et célèbre pour ses multiples tubes – « Aline » et « Les Marionnettes » en 1965, « Les Paradis Perdus » en 1973, « Les Mots bleus » et « Senorita » en 1974, « Petite fille du soleil » en 1975, « La Dolce Vita » en 1977… Souvent des slows, jamais des bluettes. Et à la fois culte et célébré par les branchés et les stars du rock – d’Alan Vega du duo Suicide à Lou Reed – pour son attitude, sa liberté farouche, son avant-gardisme et ses chefs-d’œuvre de mélancolie et d’audace.

Christophe a commencé sa carrière en 1963. Deux ans plus tard, « Aline » sera le tube de l’été./Gamma-Rapho
Christophe a commencé sa carrière en 1963. Deux ans plus tard, « Aline » sera le tube de l’été./Gamma-Rapho  

« Les Mots bleus » et la longue disparition

En 1971, il prend le bon tournant avec le producteur Francis Dreyfus et Jean-Michel Jarre. Christophe et le jeune parolier ont une obsession pour les albums concept et la musique électronique. « Nous avons toujours été complémentaires, confirme Christophe en 2016. Moi, j’ai un côté à fleur de peau. Jean-Michel a un côté plus intello. Lui, il a écrit les Mots bleus, moi les Marionnettes. »

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