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Le Creusot : l’ homme qui a poignardé son chien et l’a jeté par la fenêtre du 3e étage est jugé en comparution immédiate

Un homme est jugé en comparution immédiate devant le tribunal de Chalon-sur-Saône ce lundi 20 avril. Plusieurs associations de défense des animaux se sont portées partie civile et réclament de la prison ferme pour le tortionnaire qui a tué son chien de façon atroce. Quelle peine risque-t-il ?

Elle s’appelait Sultane.
C’était une jeune et jolie petite chienne croisée boxer.
Elle avait plein d’amour à

C’est ainsi que débute le message de la SPA de la région creusotine, en Saône-et-Loire, en mémoire de la chienne poignardée à plusieurs reprises, avant d’être jetée par la fenêtre d’un appartement situé au 3e étage d’un immeuble du Creusot. 
Les faits se sont déroulés mercredi 15 avril 2020 rue de la Charmille.

Le propriétaire de l’animal a été placé en détention provisoire et doit comparaître devant le TGI (tribunal de grande instance de Chalon-sur-Saône ce lundi.

Aussitôt, plusieurs associations de défense animale se sont portées partie civile : le refuge de la SPA de Marmagne, celui de Montceau-les-Mines, l’association Cœur Sur Pattes, l’antenne de la confédération de défense de l’animal de Lyon…

Que risque le propriétaire tortionnaire ? 

« Nous serons présents au tribunal pour Sultane, en sa mémoire », déclare Vanessa Myotte, directrice de la SPA de Marmagne.
« Pour que justice soit faite, nous espérons une peine exemplaire, pas du sursis, mais de la prison ferme, que cet assassin soit puni à la hauteur de sa barbarie et de sa cruauté », dit-elle.

Il faut continuer à se battre devant la justice, ne pas baisser les bras quoi qu’il arrive !

Selon la SPA (Société Protectrice des Animaux), l’homme serait « défavorablement connu des services de police ». Il serait « un récidiviste, déjà condamné pour des faits de cruauté et barbarie sur des animaux domestiques ».

Il risque une peine maximale de 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende, ainsi que la privation définitive du droit de posséder un animal domestique, ajoute l’association.

L’affaire du chien Fudji 

Pour mémoire, un autre procès pour cruauté et acte de barbarie a eu lieu il y a quelques mois devant le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône.

Une éleveuse de chiens avait aspergé d’essence et mis le feu au berger allemand de son compagnon en août 2018. Malgré les soins prodigués, le chien Fudji avait succombé à ses blessures quelques jours plus tard.

L’éleveuse a écopé de  2 ans de prison, dont 1 avec sursis. Une peine accompagnée d’une obligation de soins pendant 1 an et d’une interdiction de détenir des chiens pendant 5 ans.
Elle a dû aussi verser 1 500 euros au propriétaire du chien et 1 euro de dommages et intérêts aux 11 associations de défense et de protection des animaux qui s’étaient portées parties civiles. 

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