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« Le jour d’après » : la fin du confinement inquiète les renseignements territorial. (Vidéo)

Le service central du renseignement territorial craint une radicalisation des mouvements sociaux dans les prochaines semaines

Après la crise sanitaire liée au coronavirus, puis la crise économique qui prend chaque jour de l’ampleur, le prochain volet pourrait se dérouler sur le front social. C’est ce que craignent les services de renseignement. Plusieurs groupuscules contestataires auraient déjà prévu des rassemblements, manifestations et actions coup de poing dès que le confinement serait levé en France.

On ignore encore à quelle date cela surviendra dans l’Hexagone, mais cela n’empêche visiblement pas les militants de s’organiser comme en témoigne la préparation d’un groupe contestataire de Rennes pour des rassemblements annoncés sur Facebook à 11 heures, peu importe le jour. « Le jour d’après est un thème fortement mobilisateur des mouvances contestataires. Le confinement ne permet plus à la gronde populaire de s’exprimer, mais la colère ne faiblit pas et la gestion de crise, très critiquée, nourrit la contestation », expliquent les agents du service central du renseignement territorial (SCRT), dans des analyses datées du 7, 8 et 9 avril.

Alors que la pénurie des masques et de matériel médical provoque déjà de vives réactions, les mouvements contestataires espèrent capitaliser sur la situation en lançant un appel à une jonction des luttes, pour rassembler « Gilets jaunes et blouses blanches ». Le premier samedi après le confinement ou encore le 21 juin, jour anniversaire du décès de Steve Maia Caniço à Nantes, sont des dates déjà cochées dans les calendriers.

Une attestation de déplacement alternative

Ultradroite et ultragauche se retrouvent sur la critique du confinement, même s’ils en font une analyse différente, estime le SCRT. Les premiers dénoncent ainsi une politique « anxiogène menée depuis le début de la crise par des technocrates de l’État », invoquant aussi fantasmes et théories du complot sur l’origine de l’épidémie. Les seconds dressent parfois de surprenants parallèles dans la dénonciation d’un supposé totalitarisme de l’État. Ainsi, un site estime que « la police représente une menace plus grande que le virus lui-même ». Dans les deux cas, les militants espèrent l’arrivée d’un « jour d’après », qui donnera naissance à un nouveau modèle de société.

En attendant, ce sont les symboles qui sont mis à contribution. Ainsi, un média bordelais lié aux Gilets jaunes, singeant le document du gouvernement, a diffusé une « attestation de déplacement révolutionnaire » prévue pour… après le confinement. On y trouve, explique le Parisien, des cases permettant la « participation à des commandos sur demande des assemblées populaires » ou encore les « déplacements entre le domicile et le pouvoir indispensables à l’exercice d’émeutes ». Tout un programme qui ne rassure pas vraiment les renseignements.

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