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Le moustique tigre de retour en force dans tout le sud

Face au retour du moustique tigre, l’ARS va lancer à partir du vendredi 1er mai un dispositif de surveillance renforcée en Occitanie. À Toulouse, des mesures ont été prises.

Avec le retour des beaux jours, les moustiques signent progressivement leur grand retour à Toulouse et dans la région. Et comme chaque année, une espèce de moustiques va faire l’objet d’une surveillance particulière : le moustique tigre (Aedes albopictus) particulièrement surveillé car potentiellement vecteur de maladies comme la dengue, le zika, ou le chikungunya. Voici les mesures prises à Toulouse pour tenter de contrôler son (inévitable) implantation et les gestes barrières à respecter. 

En mai, le moustique tigre fait ce qu’il lui plaît ! 

S’il est sans doute possible d’en apercevoir quelques uns dès à présent (comme d’autres espèces de moustiques, d’ailleurs), le moustique tigre va surtout refaire surface dans les prochaines semaines, comme l’explique l’EID Méditerranée, l’organisme en charge de la démoustication en Haute-Garonne, qui intervient lorsque des cas de dengue, de chikungunya, ou de zika sont signalés par l’Agence régionale de santé (ARS Occitanie).

L’EID Méditerranée souligne

Le moustique tigre est un moustique urbain, qui pond dans tout récipient ou objet pouvant recueillir de l’eau. Le plus souvent de petite taille, il va commencer à sortir progressivement de sa diapause (hibernation), qui se fait au niveau de ses œufs à partir de l’automne et jusque dans le courant du printemps. Mais la densité de ses populations adultes – et de leur nuisance éventuelle – ne croît que progressivement. Il redeviendra réellement perceptible à partir du mois de mai. 

Pas de cas autochtone détecté en Haute-Garonne
Jusqu’à présent, les opérations de démoustication menées par l’EID Méditerranée (qui étaient en forte hausse en 2019 à Toulouse et dans l’agglomération) ont toutes eu lieu à la suite de signalements de cas importés de dengue, de chikungunya ou de zika, des virus transmis par le moustique tigre dans certaines zones tropicales. À ce jour, aucun cas autochtone n’a été détecté en Haute-Garonne. 

Le moustique ne transmet pas le Covid-19

C’est d’ailleurs à partir du mois de mai que l’Agence régionale de santé (ARS) lance sa période de surveillance renforcée – qui va durer jusqu’à la fin du mois de novembre 2020. Un dispositif qui repose sur : 

  • La surveillance des populations de moustiques (surveillance entomologique),
  • La surveillance des cas humains (surveillance épidémiologique) basée sur un système de signalement accéléré à l’Agence régionale de santé (ARS) des cas suspects de dengue, de chikungunya et des cas de Zika.

Le moustique ne transmet pas le Covid-19
Les moustiques (qu’ils soient tigre ou non) ne transmettent pas la maladie du coronavirus, comme l’ont déjà affirmé l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le ministère de la Santé. Le Covid-19 se transmet via des postillons ou par contact avec des mains non-lavées. Le virus ne se transmet pas par le sang, mais par voie respiratoire.

Un moustique qui colonise à toute vitesse  

Si le moustique tigre, qui est originaire d’Asie du Sud-Est, est surveillé comme le lait sur le feu, c’est aussi parce que sa présence a explosé en seulement quelques années à Toulouse et en Haute-Garonne. Détecté pour la première fois dans le quartier des Pradettes en 2012, à Toulouse, le moustique tigre n’a ensuite mis que deux ans pour coloniser l’ensemble de la Ville rose.

Depuis, il poursuit son implacable implantation dans le département. Le moustique tigre était présent dans moins d’une trentaine de communes en 2016. Au 1er janvier 2019, il avait été détecté dans 144 communes en Haute-Garonne. Si les chiffres officiels n’ont pas encore été communiqués pour l’année 2019 par les autorités sanitaires, il a sans doute encore gagné du terrain depuis.  

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