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Les jardineries autorisées à ouvrir pour vendre des plants de légumes

Alors que ce week-end s’annonce particulièrement printanier, une dérogation préfectorale autorise les jardineries de la métropole rennaise à ouvrir leurs portes pour vendre des plants de légumes et des semences, malgré le confinement.

La secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher a annoncé mercredi soir que les plants et semences à vocation alimentaire étaient désormais considérés comme de « première nécessité », pendant le confinement lié au coronavirus. Un bol d’air pour les horticulteurs, mais leur situation reste délicate.

La donne vient cependant de changer. Le gouvernement les autorise depuis désormais à rouvrir, sous conditions strictes. Pas question pour autant de vendre des plants d’ornement. Mais des arbres fruitiers, ou des plants de légumes pour le potager, oui ! La secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runnacher l’a annoncé mercredi 1er avril devant le Sénat : « Dans le cadre des arbitrages que nous venons de rendre, la vente des plants potagers est considérée comme un achat de première nécessité.« 

Les plantes d’ornement restent sur les bras des pépiniéristes

La filière horticole attendait cette adaptation depuis plusieurs jours, et s’en satisfait, même si les plantes d’ornement sont exclues du dispositif. Marianne Destain, horticultrice à Saint-Geniès-Bellevue (Haute-Garonne), près de Toulouse, rappelle que même s’il y a des producteurs spécialisés en plants potagers, « il y a beaucoup d’horticulteurs qui font 80% d’ornemental ».

« Comme on n’a pas de vente, on commence à jeter nos stocks ».

L’ancienne présidente de la fédération régionale d’horticulture précise aussi que le printemps est une période cruciale pour la filière, avec des plants préparés depuis des mois, et qui devraient être vendus maintenant, et plantés par les amateurs dans leurs jardins : « En général pour les horticulteurs, mars, avril, mai, cela représente la moitié du chiffre d’affaires annuel.« 

La professionnelle alerte aussi sur les denrées périssables que sont ces plants : « On ne peut pas stocker nos cultures de bégonias, d’œillets d’inde, qui sont dans des petits pots. Et comme on n’a pas de vente, on commence malheureusement à jeter nos stocks. »

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