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L’hôpital Foch administre le Tocilizumab aux patients gravement atteints, une piste prometteuse.

C’est un nouvel espoir dans la lutte contre le coronavirus. Depuis plusieurs semaines, l’hôpital Foch de Suresnes teste un nouveau médicament. Les premiers résultats sont encourageants comme le révèle en exclusivité France Inter. Afin de limiter l’entrée en réanimation des patients atteints du Covid-19, l’établissement expérimente sur des cas graves l’efficacité d’un médicament habituellement utilisé dans les services de rhumatologie : le Tocilizumab. Chez les adultes, cette molécule est administrée pour soulager, notamment, les polyarthrites rhumatoïdes.

Pour parvenir à ces premières conclusions, l’hôpital a comparé les résultats d’une trentaine de patients de plus de 80 ans soignés avec ce médicament avec ceux des précédents patients qui n’en avaient pas bénéficié.

Attention à la pénurie

D’après les premières constations, ce médicament aurait permis de réduire de moitié le nombre de patients transférés dans le service de réanimation. “Je peux vous citer l’exemple d’une patiente de 68 ans qui d’emblée, aux urgences, a nécessité 6 litres d’oxygène pour respirer à peu près correctement. Dans les 6 à 12 heures qui ont suivi, le débit d’oxygène nécessaire est passé à 12 litres. Sept jours après la deuxième dose de Tocilizumab, la patiente était sortie de l’hôpital”, explique le docteur Félix Ackermann, chef du service de médecine interne à l’hôpital Foch, cité par France Inter. Précisément, ce traitement se réalise sous la forme d’une ou deux injections sans effets secondaires. Une injection qui coûte entre 800 et 1000 euros. 

Le site internet précise que, pour des résultats satisfaisants, le traitement doit impérativement être administré quand l’état des patients s’aggrave et que le besoin en oxygène augmente. Un bémol toutefois : la crainte d’une pénurie, car ce médicament ne se fabrique pas rapidement et à grande échelle. 

Une piste également explorée par un médecin italien, le docteur Paolo Ascierto, directeur du service Immunothérapie – oncologie de l’hôpital Pascale à Naples. Pour lui, ce traitement apparaît comme une solution très sérieuse pour lutter contre l’épidémie. “Ce traitement est utilisé pour contrer la polyarthrite rhumatoïde et nous, les oncologues, le connaissons car nous l’utilisons pour atténuer les effets secondaires liés à l’immunothérapie. Il agit en cas d’importante réaction immunitaire, du même type que celle que l’on constate au niveau des poumons en cas d’infection au coronavirus. De là nous est venue l’idée que le médicament pourrait aider face à la pandémie”, détaille le Dr Ascierto auprès du site italien au site italien Tgcom24.

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