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Louise, 5 ans, atteinte de trisomie 21, refusée par le club de vacances d’un camping du Sud-ouest

Louise a un sourire auquel il est impossible de résister. Elle a cinq ans, les yeux qui pétillent et une famille qui l’adore. Le week-end dernier, il était tous ensemble dans un camping du Sud-Ouest et Rémy, son papa, a voulu inscrire sa fille aux activités proposées pour les enfants sur place. Mais cela n’a pas été possible. Ce refus, c’est le refus de la différence, parce que Louise est atteinte du syndrome de Down.

La différence fait peur alors qu’elle devrait être embrassée, qu’elle devrait nous permettre d’évoluer, d’aller vers l’autre, de comprendre, d’être à l’écoute et d’aider. La petite Louise n’a que 5 ans mais elle souffre le rejet bien trop souvent. Ses parents Rémy et Caroline en ont eu encore un bien triste exemple ce week-end. Ils l’ont raconté dans une publication sur le compte Facebook Louise and co : 

« Ca démarrait bien, pourtant. Je me préparais mentalement depuis quelques jours à poser de nouveau « la » question. Est-ce que ce serait possible, pour ma fille, vu que … euh, enfin, vous voyez, quoi, elle est porteuse d’un handicap ? Enième question, énième couteau remué dans la plaie. « 

Cette fois, on change de cadre : les vacances, et de sujet : le mini club, ouvert aux enfants de 3 à 11 ans.

J’avais envoyé la question par mail il y a deux mois, pas de réponse. Bien sûr, dans un monde idéal on ne devrait pas avoir à poser la question. C’est écrit noir sur blanc : ouvert aux enfants de 3 à 11 ans, Louise est une enfant, elle a 5 ans, c’est donc ouvert pour elle. Je n’ai pas vu sur la pancarte d’astérisque renvoyant aux petites lignes du contrat : « sauf enfants porteurs de handicap » ;

Et puis, ça démarrait bien. La responsable des animations a d’abord dit « bien sûr », avec un grand sourire. « De toute façon elle va à l’école cette petite, n’est-ce pas, elle a l’habitude ». Oui, elle y va. Oui, elle a l’habitude. Elle a juste besoin de…

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Publiée par Louise and co. sur Mercredi 15 juillet 2020

Et là est venu le mais.
Il y a toujours un mais.
Cette fois, ce fut la propreté. Ah, mais si elle n’est pas propre ça va être plus compliqué. Et puis, un moment d’inattention, les animateurs ne sont pas vraiment formés… Ca ne va pas être possible.

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Publiée par Louise and co. sur Lundi 29 juin 2020

A vrai dire, c’est très souvent « pas possible ». Toujours pour de très bonnes raisons, qui ne sont jamais le handicap en lui-même mais toujours les cadeaux bonus qui vont avec : la propreté, l’absence de mots, le manque de formation des encadrants, l’effectif trop important d’enfants, le manque de moyens. Toujours, toujours, toujours un mais.

Comme le dit son papa « Pas de vacances pour le sentiment de rejet […] et chaque rejet a le même goût amer. Entre solitude et injustice ». Il faut que cela change, que chacun d’entre nous prenne conscience des choses et mette l’inclusion avant tout. Nous souhaitons de très belles vacances à cette famille et pensons à toutes celles et ceux qui ont un enfant qui a des besoins spécifiques en ce moment et qui ressentent ce même sentiment. 

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