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Maltraitance animale : bientôt il faudra un test de connaissances obligatoire pour adopter un chien ou un chat ?

Loïc Dombreval, président du groupe « Condition animale » à l’Assemblée nationale, a remis un rapport de 300 pages mardi au Premier ministre. Le député LREM des Alpes-Maritimes y détaille 120 propositions pour lutter contre la maltraitance animale, dont la mise en place d’un test de connaissances obligatoire avant chaque adoption. Explications.

Dans son rapport sur la condition animale, le député LREM et vétérinaire Loïc Dombreval propose la mise en place d’une attestation de connaissances minimales obligatoire avant chaque adoption. Objectif: lutter contre les abandons.

  • Pourquoi une attestation de connaissances ?

Ce document permet de certifier que l’acquéreur d’un animal de compagnie possède les connaissances de base nécessaires pour s’en occuper correctement. « Il est important de savoir certaines choses avant de devenir propriétaire, explique Loïc Dombreval, interrogé par La Dépêche. Un ‘achat impulsif’ peut ensuite générer des abandons, parce que la personne va se rendre compte qu’un animal, ça coûte cher à nourrir, à soigner ». Il est également important de savoir comment l’animal fonctionne, quelles sont les contraintes, les obligations (comme l’identification électronique), mais aussi si les conditions d’accueil sont adaptées. « Toutes ces questions doivent être posées en amont », à l’aide d’un test, soutient le député LREM.

  • En quoi consiste le test ?

Contrairement à d’autres pays, il n’est pas question d’instaurer un permis payant permettant de détenir un animal. Il n’y a pas non plus de formation particulière à suivre. Concrètement, l’élu des Alpes-Maritimes propose un test gratuit, qui pourra prendre la forme d’un quiz de 20 à 30 questions sur les choses essentielles à savoir. Loïc Dombreval envisage un questionnaire en deux parties. La première concernerait les conditions d’accueil de l’animal. La seconde serait consacrée aux connaissances de base, adaptées en fonction de l’animal et de sa race (coût, soin, nourriture…). En quinze minutes, ce test doit « permette d’avoir en tête les idées indispensables pour faire en sorte que ça se passe bien » après l’acquisition, estime le député. Si l’acquéreur réussit le test, il pourra alors imprimer son certificat officiel à présenter au moment de l’adoption.

  • Quel est le but ?

L’objectif n’est pas d’interdire l’acquisition d’un animal mais de faire prendre conscience des contraintes et obligations que cela va représenter. Le test n’est donc pas rédhibitoire. « Si vous le ratez, vous pouvez recommencer tout de suite. C’est aussi un moyen d’enregistrer les informations importantes et de s’en souvenir », souligne Loïc Dombreval. Une façon aussi de responsabiliser les futurs acquéreurs. « Ce test permet de réfléchir et de se demander si, au final, c’est une bonne idée. Cela pourra notamment freiner les « achats d’impulsion » qui entraînent souvent des abandons et des maltraitances, par négligence ou par incompréhension », détaille-t-il.

  • Où et quand faire le test ?

Le questionnaire sera à réaliser sur internet avant l’adoption. Loïc Dombreval envisage de le mettre à disposition sur un portail dédié à la protection et au bien-être animal, géré par le ministère de l’Agriculture. « Cela permettra d’avoir en même temps accès à toutes les informations essentielles pour les futurs acquéreurs et les propriétaires. Des vidéos seront également à disposition pour apprendre à bien éduquer son animal et éviter les problèmes de comportement, principale cause d’abandon », précise le député.

  • Tous les animaux sont concernés ?

Ce test est envisagé pour l’adoption de chiens et de chats. Un certificat de capacité est également proposé pour les équidés. « Là aussi, il est important de savoir dans quoi on s’engage quand on achète un cheval. C’est un investissement pour au minimum 20 ans. Il faut savoir s’en occuper, notamment quand il vieillit. Des milliers de chevaux sont aujourd’hui en déshérence dans les prés », juge l’élu.

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