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Marseille, des passagers du métro débarqués en pleine nuit dans une station fermée depuis près d’un an

Des passagers de la ligne 2 du métro marseillais ont été débarqués mardi vers 22h30 à la station de métro Jules-Guesde, une station « fantôme », fermée depuis près d’un an, en raison du risque d’effondrement d’immeubles alentour.

« Un cauchemar, une scène surréaliste » c’est ce que décrit Ambi, une artiste plasticienne aixoise. Mardi soir vers 22h15, elle descend dans la station de métro Rond-Point du Prado, les grilles sont toujours ouvertes et elle pense prendre alors le dernier métro pour se rendre à la gare Saint-Charles puis regagner Aix-en-Provence en bus. « Nous étions une dizaine de personnes sur le quai, une rame est arrivée, un message a annoncé qu’il s’agissait du dernier départ, et on est tous monté« .  Sauf que le métro ne s’arrête à aucune station. Et pour cause : il s’agit d’une rame « sans client » qui rentre au garage, ce qu’ignorent alors Ambi et ses compagnons d’infortune.

« Le métro roulait très vite, je me tenais pour ne pas tomber, on s’est retrouvé à (la station) Noailles sans qu’il se soit arrêté nulle part!  » À la gare Saint Charles, le métro ne s’arrêtant toujours pas, les passagers inquiets tambourinent à la porte de la cabine du conducteur. Il finit par s’immobiliser… à la station Jules-Guesde, qui n’est plus desservie depuis juin 2019

Pris au piège dans la station

Là, le conducteur ouvre les portes et demande aux passagers de descendre. « Il a dit vous descendez ici, j’ai prévenu quelqu’un, raconte Ambi. Et il est reparti. Nous, on lui a fait confiance… mais personne n’est arrivé. » Coincés dans cette station fantôme, sans lumière et où les portables ne passent pas, Ambi poursuit : « J’ai paniqué mais j’ai pris sur moi. » 

Après de longues minutes, des jeunes qui faisaient partie des passagers ont trouvé un escalier par lequel ils ont pu regagner l’air libre. Mais en haut de la centaine de marches, une autre mauvaise surprise les attendait : « On était enfermé dehors ! Avec des grilles de chantier cadenassées. » Les grilles du périmètre de sécurité autour des immeubles menaçant ruine de la rue de la Butte (2e arrondissement) qu’un ouvrier a fini par ouvrir, rendant leur liberté aux usagers encore sous le choc. 

La RTM reconnait une faute

La direction de la RTM reconnait une faute, qu’elle regrette, et a ouvert une enquête interne. Le conducteur de la rame a d’ores et déjà été suspendu, et fait l’objet de poursuites disciplinaires, précise Pierre Durand, directeur de l’exploitation à la RTM. « Effectivement c’est une situation horrible, le chauffeur n’a pas respecté les règles, il a paniqué, des sanctions seront prises. C’est l’occasion aussi de revoir nos procédures pour bien vérifier que tous nos agents au PC ont bien respecté les règles qui concernent les fermetures de station. » 

Pierre Durand qui rappelle que la situation actuelle de déconfinement et de règles de distanciation sociale rend la gestion de l’exploitation très compliquée : « Un travail énorme avec plus de 300 personnes sur le terrain chaque jour. »  

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