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Menacé d’un pistolet et agressé, le maire de Bihorel (76) doit fuir entièrement nu de chez lui

Ce mardi 14 avril, un homme de 57 ans a pénétré dans le domicile du maire de Bihorel, Pascal Houbron. Il l’a ensuite menacé d’une arme et forcé à se déshabiller pour le prendre en photo. L’élu local a pu s’échapper de chez lui pour aller trouver de l’aide, et porter plainte.

C’est une mésaventure pour le moins traumatisante qui est arrivée ce mardi 14 avril à Pascal Houbron, maire de Bihorel (Seine-Maritime). Vers midi, l’un de ses administrés a pu pénétrer chez lui pour un document d’urbanisme. L’homme de 57 ans l’a ensuite menacé d’un pistolet et sommé de se déshabiller complètement. L’élu a finalement fui, entièrement nu, de chez lui pour appeler les secours et porter plainte. Après avoir témoigné en premier lieu auprès de nos confrères de 76actu, il nous raconte et nous livre son ressenti.

Un administré revanchard

« Vu que la mairie de Bihorel est fermée, j’ai accepté de recevoir à domicile un administré« , expose Pascal Houbron. Ce riverain, il le connaît bien, depuis au moins quinze ans : « À l’époque, il s’était présenté pour un projet d’urbanisme qui était l’œuvre de sa vie, et que nous n’avions pas réalisé avec lui à cause d’une forte opposition des citoyens. Depuis, il n’a jamais passé outre cet échec, » juge le maire.

« J’avais peur qu’il me tire dans le dos. » – Pascal Houbron, maire de Bihorel

Cette fois, il est allé bien plus loin : « Il a sorti son arme pour me braquer, m’a empêché de sortir de chez moi. Il m’a agressé et contraint à me déshabiller avant de me prendre en photo. »

Malgré tout, l’élu local est parvenu à sortir de chez lui : « J’ai eu beaucoup de mal, puisqu’il me mettait en joue, j’avais peur qu’il me tire dans le dos. Mais j’ai réussi à fuir, tout en cassant la clé de ma porte d’entrée. J’ai couru tout nu en criant au secours, jusqu’à chez un voisin qui m’a accueilli dans son garage. » C’est de là-bas que Pascal Houbron appelle la police nationale.

Choc et plainte déposée

Cela va sans dire, mais ça va mieux en le disant : « Je suis assez choqué« , glisse l’élu. « J’ai déjà subi des agressions, verbales, des résistances parfois très fortes. Mais je n’ai jamais été agressé de la sorte. » Les faits se sont déroulés dans la sphère intime, chez lui, et ce point l’affecte particulièrement.

C’est dans la matinée qu’il a pu déposer sa plainte à l’encontre de cet administré à la police nationale. « Nous verrons bien« , veut rationaliser Pascal Houbron. « Je ne lui veux pas de mal mais il n’est pas admissible de vouloir attenter comme ça à la vie de certains élus.« 

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