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« Misère extrême », « émeutes de la faim »… La précarité se renforce en Seine-Saint-Denis

Depuis le début de la crise sanitaire du coronavirus, les inégalités ressortent. Plusieurs élus ainsi que le préfet de Seine-Saint-Denis craignent des « émeutes de la faim ».

Les craintes grandissent de jour en jour. D’une part, du côté des habitants dont les ressources sont déjà faibles en temps normal et d’autre part, du côté des élus de Seine-Saint-Denis qui craignent que la misère s’accentue avec la crise du coronavirus Covid-19.

Deuxième département le plus peuplé de l’Île-de-France et le plus pauvre de France, la Seine-Saint-Denis prend de plein fouet toutes les conséquences de cette crise.

« Le risque alimentaire »

Alors que les actions de solidarité se sont multipliées dans le département depuis un mois, l’inquiétude refait surface plus les semaines passent. De nombreuses familles de Seine-Saint-Denis ont été concernées par des licenciements, le chômage partiel ou encore le chômage total, elles se retrouvent donc dans des situations très difficiles.

Des situations qui n’ont pas échappé aux élus du département ainsi qu’au préfet de Seine-Saint-Denis. Selon le Canard enchaîné, celui-ci aurait envoyé un mail au préfet de l’Île-de-France, Michel Cadot, pour lui faire part de son inquiétude.

« Émeutes de la faim »

Il redoute des « émeutes de la faim » et ajoute « ce qui était jouable sur un mois de confinement ne le sera pas sur deux ». Pourtant le deuxième mois arrive à grand pas, et les réponses de l’Etat manquent à l’appel, selon de nombreuses associations de quartiers.

Une mesure réclamée par tous les habitants des autres communes de Seine-Saint-Denis. « Ici, les gens ne mangent plus à leur faim depuis le 11 du mois. Il faut les entendre et vite », lâche Abtoussi, bénévole dans une association qui distribue des colis alimentaires tous les jours à Clichy-sous-Bois.

Il y a des mères de famille qui pleurent quand elles arrivent devant nous. Oui, c’est la pauvreté, la misère… Tout ce que vous voulez. Il faut agir vite, pour elles, pour les enfants, pour les pères, les grands-parents. 

Encadrer les prix des produits de première nécessité

Selon ce bénévole confronté à la réalité, il est déjà trop tard mais il a encore espoir que les habitants soient entendus. Elle aussi souhaite être entendue, Clémentine Autain, députée LFI de Seine-Saint-Denis, demande au gouvernement d’encadrer le prix des produits de première nécessité et d’augmenter les minimas sociaux.

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