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Morbihan. La propriétaire ne peut plus s’en occuper, 180 chats sauvés d’un refuge

Trois associations protectrices des animaux sont intervenues, ce mardi 10 mars 2020, dans un refuge pour chats, chèvres et poneys abandonnés à Augan (Morbihan). Pour des raisons de santé et financières, la propriétaire ne peut plus s’occuper de ses animaux. Ils ont été récupérés et transférés vers de nouveaux refuges.

Dans la petite commune d’Augan (Morbihan), sur une route de campagne, l’École du chat de Lanvaux doit malheureusement fermer ses portes aux animaux perdus.

Ce mardi matin, la SPA, la fondation Brigitte Bardot et l’assistance aux animaux sont intervenus pour venir en aide à Nelly Santamaria pour sauver ses 180 chats, quatre chèvres, deux poneys et un cheval. Ils vivaient bien traités ici car ils ont tous été abandonnés ou maltraités. Mais avec mes soucis de santé, je ne peux plus m’en occuper, confie Nelly Santamaria, très émue.

La femme aux cheveux grisonnants en polaire verte, qui a consacré sa vie à ses bêtes, a guidé les salariés de la fondation Brigitte Bardot et les bénévoles venus récupérer les animaux. Un par un, les 180 chats ont été installés dans des cages. Nous allons ramener 40 chats dans une structure de notre fondation, confie Bruno Jacquelin, directeur de la Fondation Brigitte Bardot qui constate que tous les animaux bénéficiaient d’un bon traitement et d’un espace suffisant pour vivre.

Deux poneys et un cheval ont aussi été récupérés par la Fondation Brigitte Bardot.
Quatre chèvres ont été sauvées du refuge

« Je vais tout vendre »

Au départ, si Nelly a décidé de créer cette association, c’était parce qu’elle ne pouvait plus exercer son métier. Enseignante en informatique dans un lycée professionnel, elle a dû quitter son emploi après avoir perdu un enfant. Construire un refuge est ensuite devenu une évidence. Maintenant, c’est terminé. Je vais tout vendre car je ne vais pas pouvoir passer devant et voir les cages sans mes chats. Les gens ne pourront plus déposer, comme certains le faisaient avant, des animaux devant ma porte, confie-t-elle.

Chaque mois, il lui fallait près de 2000€ pour nourrir sa tribu. Sans compter les soins pour certains. Alors, au quotidien, elle faisait la chasse aux dons. Ce n’est pas avec l’aide de la Fondation 30 millions d’amis que je peux continuer malgré mes soucis de santé. Voilà, c’est la fin…, conclut-elle, les yeux trempés.

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