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Pensions de retraite complémentaire Agirc-Arrco : les prochains versements compromis ?

Par « mesure de sécurité », le bureau de l’Agirc-Arrco a décidé de faire une demande de trésorerie à l’Etat de 8 milliards d’euros. Elle devrait assurer le paiement des pensions de juin et juillet. Et après ?

Allez-vous percevoir vos prochaines pensions en date et heure ? Une décision de l’Agirc-Arrco pourrait en inquiéter certains. Le bureau a en effet voté à l’unanimité une demande de 8 milliards d’euros d’avance de trésorerie à l’Etat. Pourquoi une telle mesure, alors que pour la première fois depuis 9 ans, l’organisme paritaire géré par les syndicats et le patronat était dans le vert ?

La crise sanitaire, qui a mis 12,4 millions de salariés au chômage partiel, n’engendre pas de cotisation pour la retraite. Le report de versement de cotisations patronales met également à mal les caisses du régime complémentaire des salariés.

Agirc-Arrco : une simple « mesure de sécurité » ?

Comme l’explique Pascale Coton de la CFTC, cette avance de 8 milliards d’euros n’est demandée que par précaution : « Même si pour le moment le manque à gagner est difficile à chiffrer nous avons décidé de prendre une mesure de sécurité. Mais cela ne veut pas dire que le régime est en difficulté et que les pensions vont arrêter d’être versées ».

L’administration de l’Agirc-Arrco note de son côté que les discussions sont en cours avec le gouvernement et que la confirmation de cette avance de trésorerie n’est pas encore actée. Elle tient toutefois à rassurer : il « n’y a pas de risque de non-versement des retraites ».

Une question se pose cependant : pourquoi le régime complémentaire n’a-t-il pas directement piocher dans ses réserves financières qui se montent à 65 milliards d’euros ?

Agirc-Arrco : problème de trésorerie ou de solvabilité ?

« Nous ne voulons pas utiliser ces réserves n’importe comment. Là il s’agit d’un problème de trésorerie et non de solvabilité. L’idée est de sécuriser notre trésorerie », indique Frédéric Sève de la CFDT.

Et d’ajouter : « Nos réserves sont plus ou moins liquides, détaille Éric Chevée, de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). Or, l’État nous déconseille de vendre nos obligations et si nous décidons de vendre certains titres aujourd’hui, comme les cours sont dégradés, nous serions perdants. C’est pourquoi la meilleure solution est l’avance de trésorerie. »

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