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Phoques décapités : deux marins pêcheurs au tribunal

Mis en cause après une série de découvertes de cadavres décapités de phoques gris, deux marins pêcheurs de Concarneau seront jugés ce lundi.

C’est une autre barre que ces deux marins vont découvrir ce lundi matin. Celle du tribunal correctionnel de Quimper (Finistère). Pas facile à manœuvrer non plus. Ces deux hommes, âgés de 37 et 48 ans, vont en effet comparaître pour répondre de la mort et de la décapitation de plusieurs phoques gris. Une espèce protégée. Des actes commis en mer, au large du Finistère, mais qui s’étaient prolongés à terre créant un vif émoi bien au-delà des côtes bretonnes.

Février 2019. Au bout de la digue du port de Plaisance de Concarneau une funeste vigie est découverte par des employés de la capitainerie. Une tête de phoque est suspendue à un cordage de pêche. Les gendarmes locaux ouvrent une enquête. Deux semaines plus tard le reste de la dépouille de l’animal est retrouvé sur une plage de Trégunc, tout près de Concarneau. C’est une promeneuse qui a fait la macabre découverte. Quelques jours passent et un nouveau cadavre décapité de phoque gris apparaît sur la même plage. Les expertises confirment rapidement que les mutilations sont en tout point similaires aux premières.

L’affaire n’alimente alors plus seulement les conversations des cafés du port. Un appel à témoins est lancé et l’association Sea Shepherd offre même une récompense à toute personne qui permettra l’identification de ces tueurs de phoques.

Des animaux «pris dans les filets»

Fin avril les remous de ces appels à témoins donnent des résultats : un signalement met les enquêteurs sur la piste d’un certain « David ». Un marin pêcheur qui aurait montré un de ses trophées à des connaissances avant d’aller l’exposer au bout de la digue du port de Concarneau.

Les filets se resserrent. Les gendarmes se mettent sur sa piste du fameux David. L’homme aurait pris le large aux sens propres et figurés. Mais début mai 2019, il est finalement hameçonné. En garde à vue il reconnaît facilement les faits. D’après lui, en quelques semaines de pêche au large une douzaine de phoques auraient été pris dans les filets. Il les croyait morts donc il s’est autorisé à les décapiter et à les transformer en trophée de chasse. La preuve, à son domicile à Concarneau les gendarmes saisissent un crâne. Comme on accroche une tête de sanglier ou de cerf au-dessus de la cheminée, David avait fait bouillir puis décharné une tête de phoque pour la garder en souvenir chez lui.

Après David, les gendarmes mettent le cap sur son patron. Un homme plus âgé qui aura bien du mal à reconnaître que son bateau a été le décor de mises à mort interdites de phoques piégés dans ses filets.

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