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Qu’est-ce que les « hard seltzers », ces « eaux alcoolisées » qui débarquent en France ?

Elles sont peu caloriques, ont déjà conquis les Américains et peut-être bientôt les Français : voici les hard seltzers, des boissons à base d’eau, d’alcool et de sucre fermenté.

De l’eau, du sucre fermenté et quelques gouttes d’extraits de fruits : les « hard seltzers » – littéralement « eaux pétillantes alcoolisées » – connaîtront-ils le même succès en France qu’outre-Atlantique ? Quatre marques françaises – FefeNatzOpéan et Sparking Walter – ont voulu relever le défi en fabriquant leurs propres breuvages, en vente en ligne ou dans une poignée de bars parisiens.

Pourquoi elles cartonnent aux États-Unis

Nés en 2013 aux États-Unis, les hard seltzers connaissent depuis un succès grandissant (grâce, notamment, aux marques White Claw et Truly) au point de représenter en 2019 2,6% du marché des boissons à base d’alcooldétaille l’Institut américain de recherche sur les vins et spiritueux (IWSR). Ce dernier estime par ailleurs que la vente en ligne de ces produits pourrait passer de 0,8% à près de 2% d’ici 2023. 

Alors, comment expliquer un tel engouement ? « C’est une boisson très peu sucrée, explique François Bassnagel, co-fondateur de la marque française Opéan. Dans les produits américains, les goûts sont proches de ceux des sodas, ce qui va notamment attirer les jeunes. »

Elle est aussi peu calorique, c’est pourquoi les étudiants en consomment beaucoup : par tradition du binge drinking [dont le principe est de consommer de l’alcool en grande quantité, dans un lapse de temps très court, ndlr], et pour ne pas nuire à leur corps, pour lequel ils vouent, pour beaucoup, un certain culte.François BassnagelCo-fondateur d’Opéan

À titre de comparaison, une eau alcoolisée contiendra au minimum 50 kcal de moins qu’une bière.

Une alternative à la bière et au vin

Comme d’autres fabricants, François a rapidement été séduit par le concept. Pour lui, l’aventure a commencé « au début du confinement« . « Avec deux amis, on s’est dit qu’on allait mettre à profit ce temps pour essayer de fabriquer nos propres boissons. On s’est donc retrouvés au Pays Basque, dans une maison familiale, et on a tout appris sur le tas. On a fait appel à des brasseurs du coin pour qu’ils nous conseillent », raconte t-il. De leurs mélanges naissent alors des « eaux pétillantes alcoolisées naturelles ». 

Des produits « plus sains », qui ne contiennent « pas de sucre, ni d’édulcorant », témoigne l’ancien consultant. Quant au goût, « il se rapproche de la bière, d’une Volvic citron avec de l’alcool ou encore d’un Spritz pour notre boisson à l’orange amère et fleur de sureau ».

De 5 à 6% d’alcool pour 33cl

En France, la fabrication de ces eaux est simplissime. « Il s’agit à 99% d’un processus de fermentation, à partir d’eau, de levures et de sucre de canne biologique, précise François Bassangel. C’est cette fermentation qui va ensuite donner un jus contenant 5% d’alcool, mais pas de sucre. Ce jus est ensuite filtré, pour retirer les levures et les résidus, puis on y ajoute des extraits naturels de plantes ou de fruits, purs à 98%, comme de l’orange, du citron, du gingembre, etc. »

Elles ont été pensées pour les actifs

À l’inverse des États-Unis, le marché français des hard seltzers se destine, lui, à un autre public. « Je pense que les jeunes en France n’ont pas besoin de ces produits, explique François Bassnagel. Ici, il n’y a pas cette notion de culte du corps. »

Le fabricant cible davantage « les 25-35 ans », pour qui « la quantité de sport n’est pas toujours suffisante pour se maintenir en forme » et qui recherchent une « boisson meilleure pour le corps ».

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