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Rouen, les défenseurs de Wang (Malamute maltraité ) veulent marquer le coup pour un procès reporté

Une nouvelle fois, c’est la troisième, l’audience sur l’avenir du Malamute maltraité Wang est reportée, au 6 octobre. Le chien est placé par mesure administrative en pension depuis deux ans.

Mardi 1er septembre, Philippe Toutenelle est de retour au Tribunal de Police de Rouen (Seine-Maritime). Arrivé tout droit de Coulommiers (Seine-et-Marne), le Président du Groupe d’Intervention Actif de Protection Animale (GIAPA) s’est présenté pour « solutionner définitivement le dossier de Wang, ce chien Malamute maltraité par son propriétaire en 2018 et placé par mesure administrative en pension ». Seulement, après quelques minutes, la Présidente du Tribunal de Police a reporté l’audience au 6 octobre à 13 heures.

Une nouvelle avocate le matin même

Philippe Toutenelle est sorti choqué et en colère, « car en décembre 2019, l’audience a été reportée en avril et une nouvelle fois reportée pour cause de la Covid-19. Pourtant, selon le Président de l’époque, cela devait être la dernière fois ». Donc, il se retrouve au point de départ, car le matin de l’audience, le propriétaire du chien a désigné une nouvelle avocate. Elle n’a pas eu le temps de prendre connaissance du dossier et a donc normalement demandé un report. « J’ai contesté. Cela fait deux ans que Wang est en pension. Il faut savoir s’arrêter ! Nous ne sommes pas dans une grosse affaire criminelle. À ce rythme-là, d’ici un an, comme les affaires ne peuvent pas durer plus de trois ans, Wang sera à moi, mais tout le monde s’assiéra sur les préjudices », affirme le bénévole.

Ce que regrette le plus Philippe Toutenelle, c’est la non-considération « du bien-être de l’animal. Bien sûr qu’il est plus heureux qu’avant. Il se balade au moins une fois par jour, il est nourri et voit un vétérinaire. Mais, il n’a pas une vie de famille comme d’autres chiens. On ne peut pas le mettre à l’adoption ou le confier à une famille d’accueil. Le Tribunal le refuse. C’est vraiment compliqué ».

L’appel de Philippe Toutenelle

« Et si seulement, c’était le seul ! » lance le président dont l’association a une dette de « 38 000 € à la pension dont 5 800 € pour Wang. Les longueurs de la justice nous sont préjudiciables. C’est vraiment un cas d’école et c’est décourageant pour les associations qui veulent le bonheur des animaux ». En attendant, Philippe Toutenelle ne baisse pas les bras. Le 6 octobre à 13 heures, il sera là « avec l’envie de marquer les esprits. J’appelle les personnes sensibles à se réunir devant le Tribunal de Police de Rouen. Au final, je ne supporterais pas que la justice redonne Wang à son propriétaire. D’ailleurs, si c’est le cas, je ferai appel aussitôt ! ».

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