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Un Gilet jaune «ultra» jugé pour avoir saccagé la stèle du maréchal Juin à Paris.

Un Gilet jaune « ultra » de 31 ans, originaire des Yvelines, comparaît ce lundi au tribunal correctionnel de Paris, pour répondre du saccage de la stèle du maréchal Juin, le 16 novembre, place d’Italie.

Plusieurs vidéos, devenues virales sur les réseaux sociaux, montraient un homme, vêtu de noir, le visage presque entièrement dissimulé, s’acharnant à coups de pied de biche sur la stèle du maréchal Juin. Une scène d’une rare violence, point d’orgue de la journée du 16 novembre, émaillée d’incidents place d’Italie (XIIIe), à l’occasion du 1er anniversaire du mouvement des Gilets jaunes. Voitures brûlées, vitrines caillassées, affrontements avec les forces de l’ordre… Durant des heures, la place, où se sont faufilés des groupes de casseurs, est mise à feu et à sang.

Et puis, soudain, la statue du maréchal, héros de la campagne d’Italie, qui trône au milieu de la place depuis 1983, dans le jardin Françoise-Giroud, est prise pour cible. Sous les coups redoublés, les plaques de marbre de la stèle volent en éclats. Pour répondre du saccage, Pierre, 31 ans, sera ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris. Considéré comme un « ultra jaune » ayant déjà eu maille à partir avec la police pour des dégradations de biens, le trentenaire avait été interpellé chez lui, à Mantes-la-Jolie (Yvelines) le 28 novembre, mis en examen et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de se rendre à Paris, avant son procès.

Un quartier consterné par la violence

C’est, selon la préfecture de police de Paris qui avait annoncé son arrestation, « l’exploitation minutieuse des images des caméras de vidéosurveillance et de la téléphonie, qui ont permis aux enquêteurs du troisième district de police judiciaire (3e DPJ) d’identifier et d’ interpeller le suspect ».

Après cette journée de violences, et l’attaque de la statue, c’est la consternation, dans l’arrondissement, et bien au-delà. « Nous n’acceptons pas que soit portée atteinte à ce qui fait que nous sommes une république unie », soulignait Anne Hidalgo (PS), la maire de Paris, lors d’un hommage organisé avec le maire (DVG) du XIII e, Jérôme Coumet, quelques jours plus tard. L’opportunité d’autoriser une manifestation place d’Italie, alors que trois chantiers y sont en cours, a également été mise en cause.

70 000 euros de réparation

Le monument, lui, devrait être remis en état pour l’été, moyennant quelque 70 000 euros. Le marbre a d’ores et déjà été commandé, et Geneviève Darrieussecq, la Secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, a déjà assuré la Ville, qui se portera partie civile au procès, d’une aide financière.

Au tribunal de Paris, les procès de militants Gilets jaunes se succèdent depuis des semaines. Après la condamnation d’un couple de Gilets jaunes, à un mois de prison avec sursis pour le vol de couverts et d’un pouf au célèbre restaurant Le Fouquet’s, sur les Champs-Elysées (VIIIe), en marge du saccage de l’établissement le 16 mars, cinq hommes ont comparu vendredi dernier. Le 5 janvier, ils avaient défoncé, juchés sur un « transpalettes » de chantier, la porte du ministère de Benjamin Griveaux, alors porte-parole du gouvernement. Leur procès a été renvoyé au 12 mars.

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