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Un Héraultais pris la main dans le sac : il a tué et mutilé un chat qui « arrachait (ses) semis »

Cet acte de cruauté envers un animal, qui s’est déroulé samedi 25 avril à Lattes, a été découvert par une Héraultaise très investie pour la cause des chats. Alertée, la fondation 30 millions d’amis a décidé de porter plainte. Une enquête va être diligentée par la police nationale.

« Je suis désolé mais il venait tous les jours dans mon jardin, arracher mes semis… » Voilà en substance l’explication de cet habitant de Lattes près de Montpellier, résidant chemin des Courrèges proche de la piscine Les Néreïdes, qui a décidé de passer à l’acte pour en finir avec ce chat si désobligeant.

Je ne sais pas pourquoi, je voulais retourner sur place

Une habitante de cette petite commune, très investie dans la cause animale, a découvert le chat ce samedi 25 avril vers 17 heures, alors qu’elle « enquêtait » dans le quartier.

« Je me trouvais là car, la veille, le vendredi soir donc, j’ai aperçu une voiture qui roulait à vive allure et qui a mortellement percuté un chat. J’ai récupéré le corps sans vie de l’animal pour l’amener chez un vétérinaire. Et je ne sais pas pourquoi, je voulais retourner sur place pour voir si je ne retrouvais pas ce véhicule. »

Une horrible découverte

Un effort qui restera vain. Pour autant, en se baissant dans cette même rue, afin d’inspecter un bas de caisse à la recherche d’une quelconque trace de sang, elle a fait une horrible découverte. À l’aplomb d’un mur de clôture, elle a en effet vu les oreilles d’un chat suspendu par un fil de fer

« En me rapprochant, j’ai immédiatement compris qu’il était pris dans un collet car il était serré au niveau du cou. Ça m’a fait un choc. J’ai tout de suite appelé une amie qui travaille à 30 millions d’amis pour l’avertir et pour qu’elle fasse les démarches nécessaires. Puis j’ai appelé la police municipale pour qu’ils viennent faire les constatations d’usage. »

Mais le temps qu’elle fasse les photos puis qu’elle passe de l’autre côté de la maison pour relever le nom du propriétaire sur sa boîte aux lettres, le chat avait disparu. Elle a juste eu le temps de passer sa tête au-dessus de la clôture et d’apercevoir un homme emporter la dépouille du chat dans sa buanderie.

Prenant son courage à deux mains et épaulée par les policiers municipaux qui venaient d’arriver sur les lieux, cette amoureuse des animaux a alors sonné chez le suspect pour lui demander des comptes. 

L’homme est immédiatement passé aux aveux

« Il était tout penaud devant les policiers. Je lui ai demandé de me restituer le corps du chat et, là, il a immédiatement reconnu les faits, expliquant qu’il avait utilisé un collet pour l’attraper, comme on peut le voir sur la vidéo que j’ai prise. Les bras m’en sont tombés. J’ai alors récupéré le chat qu’il avait enveloppé dans un sac de terreau et je suis partie. D’autant que les policiers municipaux avaient été obligés de quitter les lieux, appelés sur une autre affaire. »

Pour autant, elle n’était pas au bout de ses surprises. Après s’être mise à l’écart dans une rue adjacente, avec une de ses amies qui était venue l’épauler, elle a déroulé le sac de terreau pour voir si le chat était pucé et tatoué. « Et là, l’horreur ! Je regarde mes mains, il y avait du sang partout dans le sac. Plutôt étonnant car lorsqu’un chat meurt par collet, il est étranglé, il n’y a pas de sang. Alors je l’ai complètement tiré du sac et, là, j’ai compris. Sa queue lui avait été coupée, il présentait un trou béant au niveau de l’arrière-train. C’était horrible. Je n’ai jamais vu ça. Et surtout la queue n’était pas dans le sac. Est-ce un collectionneur de ce type de trophée ? Je m’interroge. En tout cas, je mets en garde tous les habitants de ce quartier de faire attention à leur chat. »

Un vétérinaire a constaté les actes de barbarie

La dépouille de l’animal, qui est en fait une chatte, a été amenée chez un vétérinaire lattois qui a réalisé une autopsie. Son rapport note les différentes lésions observées sur le cadavre examiné : « La queue du chat est absente dans sa totalité. La chatte présente une large plaie autour de la base de la queue. Après tonte de la région de l’encolure un érythème faisant le tour du cou est visualisé », confirmant ainsi la mutilation mais aussi la mort par strangulation.

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