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Un jeune homme monte sur le toit d’un RER à Saint-Denis, près de 200 trains retardés.(Vidéo)

Un jeune homme a bloqué des centaines de milliers d’usagers, jeudi dernier en Île-de-France. Son comportement sur le toit du RER interpelle.

Il s’allonge, s’assoit, se relève, marche… Il descend d’un premier train, mais il est ensuite aperçu remontant les voies vers Paris, et grimpe sur un nouveau RER. La scène a quelque chose de surréaliste et interroge sur les motivations du jeune homme : défi inconscient ? Délinquance quotidienne ? Troubles psychologiques ? Une enquête est en cours pour déterminer ce qui a poussé cet homme à paralyser l’ensemble du trafic au nord de Paris, l’un des plus denses au monde.

Le battement de semelles d’un inconscient

L’enquête a été confiée par le parquet de Bobigny au commissariat de Saint-Denis. Elle est ouverte “pour recherche des causes des blessures graves”, l’homme ayant été blessé à l’issue de son inconséquente escapade. Son pronostic vital n’est pas engagé, a indiqué le parquet de Bobigny. Mais sa responsabilité pourrait l’être : l’exploitant a déposé une plainte dès le 5 juin, indiquant qu’entre 15h53, heure de l’alerte radio qui a imposé un premier arrêt des RER, et le début de soirée, “194 trains ont été retardés sur tout le réseau SNCF (fret, TGV, TER, Transilien)”.

Ce type d’intrusion, bien connu des usagers sous l’appellation “personnes sur les voies”, a un effet papillon implacable. Les réseaux électriques doivent en effet être coupés sur l’ensemble du réseau concerné, et la machine de précision qu’est le transport public à grande échelle se dérègle. Martine, passagère quotidienne d’une ligne de grande banlieue, raconte ainsi ces troubles à répétition dans les colonnes du Parisien : “On sait en général qu’il y en a pour deux heures, voire plus. Car tout se fait à flux tendu : le train qu’on attend est lui-même en circulation, en provenance d’une autre destination. Il se retrouve bloqué. Les retards s’accumulent et se terminent par des suppressions. Il y a un effet en cascade assez insupportable.”

Dans ce type de cas, le manque de communication est souvent reproché à l’opérateur, qui n’a pas forcément d’informations claires sur une situation à gérer en temps réel. La RATP a donc tenu à éclaircir les faits dans la soirée.

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