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Une habitante de Quiberon insultée par les voisins après sa prise en charge au centre Covid-19

Depuis qu’elle a été prise en charge au centre Covid-19 de Vannes pour une suspicion de coronavirus, une habitante de Quiberon est harcelée par son voisinage. Sa porte d’entrée et sa voiture ont été taguées.

A son retour du centre Covid-19 de Vannes, c’est d’abord une affiche qui a été collée dans l’entrée de son immeuble à Quiberon avec cette inscription « à ceux qui ont une suspicion de Covid, nous demandons de ne pas toucher les poignées de portes et les rambardes ». Puis, il y a eu des insultes inscrites sur la porte de son appartement.  » Dégage », « meurtrière », « dehors ». Sophie, 36 ans, est très affectée, « ces insultes, ça me mine «  témoigne la jeune femme qui doit aujourd’hui se déplacer en béquilles ou en fauteuil roulant en raison de son handicap lié à une intervention chirurgicale. 

Un pendu dessiné sur la portière de sa voiture

Ce harcèlement a commencé après son transfert à l’hôpital de Vannes où elle a été transportée deux fois de suite par des ambulanciers « ils étaient équipés pour les cas de coronavirus, cela s’est vu dans le quartier » explique la trentenaire. La jeune femme est aujourd’hui sous oxygène à domicile, elle souffre d’une bronchite chronique et irritante « un Covid sans gravité » dit-elle avec le filet de voix qui lui reste en raison de cette infection. La jeune femme a dû mal comprendre cet acharnement « ce pendu dessiné sur la portière de ma voiture, ces petits mots insultants glissés sous mon paillasson »

A son retour du centre Covid-19 de Vannes, c’est d’abord une affiche qui a été collée dans l’entrée de son immeuble à Quiberon avec cette inscription « à ceux qui ont une suspicion de Covid, nous demandons de ne pas toucher les poignées de portes et les rambardes ». Puis, il y a eu des insultes inscrites sur la porte de son appartement.  » Dégage », « meurtrière », « dehors ». Sophie, 36 ans, est très affectée, « ces insultes, ça me mine «  témoigne la jeune femme qui doit aujourd’hui se déplacer en béquilles ou en fauteuil roulant en raison de son handicap lié à une intervention chirurgicale. 

Des propos ignobles, estime le maire de Quiberon, Bernard Hilliet 

Le maire de Quiberon a été alerté par cette situation « ce sont des écrits insultants, ignobles, irrespectueux ». L’élu indique qu’il a demandé à la police municipale d’intervenir, en plus de la gendarmerie. « Nous avons pris contact avec le bailleur social pour que les inscriptions soient effacées ». La porte a en effet été nettoyée ce lundi, et Sophie espère que ce harcèlement va cesser, elle a déposé plainte auprès de la gendarmerie.

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